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Prévisions des taux d'intérêt au Canada pour les hypothèques et l'emprunt

e2gold.ca · guide · mis à jour le 28 octobre 2026 · 9 min de lecture

Le taux directeur de la Banque du Canada est actuellement de 2,25 % à la fin de 2026, demeurant stable après une période de taux plus élevés. La plupart des économistes des grandes banques canadiennes prévoient que ce taux restera à 2,25 % jusqu'à la fin de 2026, bien que les marchés financiers anticipent des hausses potentielles au cours de la prochaine année. Les perspectives pour 2027 et au-delà demeurent incertaines, fortement influencées par les tendances de l'inflation, les prix mondiaux de l'énergie et la croissance économique. Comprendre ces prévisions est crucial pour les Canadiens qui gèrent des hypothèques, des renouvellements et d'autres dettes, car le coût de l'emprunt a un impact direct sur les budgets des ménages.

Contexte actuel des taux d'intérêt et principaux indicateurs

L'environnement des taux d'intérêt au Canada est défini par deux indicateurs principaux qui affectent le coût de l'emprunt pour les consommateurs. Le taux directeur de la Banque du Canada, aussi appelé taux du financement à un jour, est l'outil central de la politique monétaire et a été fixé à 2,25 % au 2 septembre 2026, marquant une septième décision consécutive de maintien. Ce taux influence le coût auquel les institutions financières se prêtent entre elles au jour le jour et donne le ton pour les conditions de crédit en général. Les taux préférentiels des prêteurs, qui sont directement influencés par le taux directeur de la Banque du Canada, sont actuellement de 4,45 % dans la plupart des grandes banques canadiennes, à l'exclusion de tout rabais offert sur les produits hypothécaires à taux variable. Les hypothèques à taux variable, les marges de crédit hypothécaires et les autres prêts à taux flottant sont directement liés aux changements de ces taux préférentiels, ce qui signifie que toute future décision de la Banque du Canada affecterait rapidement ces coûts d'emprunt.

Les taux hypothécaires fixes fonctionnent selon un mécanisme différent, principalement influencés par le marché des obligations du gouvernement du Canada plutôt que par les décisions de la banque centrale. Le rendement des obligations du gouvernement du Canada à cinq ans est l'indicateur clé pour la tarification des hypothèques fixes à cinq ans. À la fin septembre 2026, ce rendement a atteint un sommet sur 52 semaines près de 3,73 %, incitant les grandes banques à augmenter certains taux hypothécaires fixes. Ce découplage explique pourquoi les taux hypothécaires fixes peuvent augmenter même lorsque la Banque du Canada maintient son taux directeur stable. L'écart actuel entre le taux directeur et le rendement des obligations à cinq ans reflète les attentes du marché concernant l'inflation future et la croissance économique, qui exercent actuellement une pression à la hausse sur les coûts d'emprunt à plus long terme. Le marché obligataire réagit aux pressions inflationnistes mondiales, notamment la persistance des prix de l'énergie et les inquiétudes concernant les niveaux d'endettement des gouvernements.

234 Wellington Street, Bank of Canada
234 Wellington Street, Bank of Canada. Image : Bank of Canada

Prévisions de la Banque du Canada et des économistes pour 2026

Le consensus parmi les économistes des plus grandes banques du Canada est que la Banque du Canada maintiendra son taux directeur actuel de 2,25 % pour le reste de 2026. Cette prévision est basée sur une évaluation de la diminution des pressions inflationnistes, d'un marché du travail qui se refroidit mais qui demeure résilient et d'une croissance économique modérée. Les banques, dont BMO, CIBC, Banque Nationale, RBC et TD, prévoient toutes que le taux directeur restera à 2,25 % jusqu'à la fin de l'année. La Banque Scotia présente une vision plus restrictive, s'attendant à ce que des hausses graduelles commencent dès juillet 2026 si l'inflation s'avère plus persistante que prévu. La Banque du Canada elle-même estime que la fourchette du taux neutre, où la politique monétaire ne stimule ni ne ralentit l'économie, se situe entre 2,25 % et 3,25 %, plaçant le taux actuel à l'extrémité inférieure de cette bande.

Les marchés financiers, cependant, sont souvent un indicateur avancé et signalent actuellement une perspective différente. Au début d'octobre 2026, les marchés monétaires anticipaient environ 100 points de base de hausses du taux de la Banque du Canada au cours des douze mois suivants. Suite à un rapport sur l'emploi de septembre robuste publié le 9 octobre 2026, les marchés attribuaient environ une chance sur quatre d'une hausse d'un quart de point lors de l'annonce du 28 octobre 2026. Cette divergence entre les prévisions des économistes et la tarification du marché souligne l'incertitude des perspectives, alimentée par des risques tels que la persistance de l'inflation des prix de l'énergie et les perturbations du commerce mondial. La gouverneure Tiff Macklem a souligné que les décisions futures resteront dépendantes des données, laissant à la fois des baisses et des hausses de taux sur la table selon l'évolution économique. La trajectoire implicite du marché basée sur les contrats à terme CORRA suggère que les taux augmenteront graduellement au cours des prochaines années.

What the Bank of Canada interest rate decision means for mortgage renewals · CBC News Alberta sur YouTube

Prévisions basées sur le marché utilisant les contrats à terme CORRA

Au-delà des sondages d'économistes, les marchés financiers fournissent une prévision en temps réel et probabiliste des futurs taux d'intérêt à l'aide d'instruments dérivés. Le taux moyen de financement à un jour du Canada (CORRA) est l'indicateur de référence pour le taux de financement au jour le jour et suit de près le taux cible de la Banque du Canada. Négociés à la Bourse de Montréal, les contrats à terme CORRA permettent aux participants du marché de se couvrir ou de spéculer sur la trajectoire future des taux d'intérêt. Les prix de ces contrats, spécifiquement les contrats à terme CORRA à trois mois (CRA), sont utilisés pour déduire les prévisions implicites du marché concernant le taux directeur de la Banque du Canada. Ces courbes à terme sont dynamiques et changent constamment à mesure que de nouvelles données économiques sont publiées, fournissant un instantané des attentes collectives du marché.

Les prévisions implicites de ces marchés suggèrent que le taux du financement à un jour devrait rester près des niveaux actuels jusqu'en 2026 avant d'augmenter graduellement les années suivantes. Par exemple, le prix de règlement final du contrat à terme CORRA de septembre 2028 (CRAU28) implique un taux de 3,695 %, tandis que le contrat de décembre 2028 (CRAZ28) implique 3,69 %. Ces chiffres sont nettement plus élevés que le taux actuel de 2,25 %, indiquant que les marchés anticipent une période soutenue de coûts d'emprunt plus élevés à moyen et long terme. Cet outil est comparable à la fonction WIRP sur les terminaux Bloomberg qui utilise la courbe des swaps sur l'indice de financement à un jour du Canada (OIS). La méthodologie consiste à diviser chaque contrat à terme en périodes entre les dates d'annonce de la Banque du Canada pour isoler l'impact de chaque décision potentielle, et le prix de règlement final attendu est calculé en fonction de la trajectoire de décision de la Banque du Canada saisie par l'utilisateur.

Bank of Canada Building | The National Trust for Canada
Bank of Canada Building | The National Trust for Canada. Image : Heritage Canada Foundation - National Trust for Canada

Impact sur les taux hypothécaires variables et fixes

La prévision pour les taux hypothécaires variables est directement liée à la trajectoire du taux directeur de la Banque du Canada. Puisque la plupart des grandes banques s'attendent à ce que le taux du financement à un jour se maintienne à 2,25 % en 2026, les taux hypothécaires variables devraient également rester relativement stables à court terme. En juin 2026, le taux hypothécaire variable à cinq ans le plus bas disponible était de 3,45 %, ce qui représente un rabais de 100 points de base sous le taux préférentiel typique de 4,45 %. Les taux variables ne baisseront significativement que si la Banque du Canada réduit son taux directeur, une action qu'aucune grande banque ne prévoit actuellement pour 2026. À l'inverse, si les risques d'inflation se matérialisent et incitent la Banque à hausser ses taux, les coûts des hypothèques variables augmenteraient proportionnellement à la hausse des taux préférentiels des prêteurs, affectant les paiements mensuels des détenteurs de ces prêts.

Les taux hypothécaires fixes suivent une trajectoire distincte dictée par le marché obligataire. Le rendement des obligations du gouvernement du Canada à cinq ans, qui a atteint un sommet sur 52 semaines près de 3,73 % à la fin septembre 2026, en est le principal moteur. Ce rendement a augmenté en raison des pressions inflationnistes mondiales, notamment la persistance des prix de l'énergie et les inquiétudes concernant les niveaux d'endettement des gouvernements. Les six grandes banques ont toutes augmenté certains taux hypothécaires fixes en réponse. Le tableau ci-dessous montre les principaux indicateurs de taux d'intérêt à la mi-2026 et leur influence sur les produits hypothécaires, basés sur des données de TD Economics et d'autres sources.

Indicateur de tauxValeur approximative (mi-2026)Influence principale
Taux du financement à un jour de la Banque du Canada2,25 %Taux hypothécaires variables, marges de crédit hypothécaires
Taux préférentiel des grandes banques4,45 %Taux hypothécaires variables (indicateur de référence)
Rendement des obligations du gouvernement à 5 ans~3,09 % (prévision TD Economics)Taux hypothécaires fixes à 5 ans
Taux des bons du Trésor à 3 mois~2,31 % (prévision TD Economics)Emprunt à court terme

La Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 % au 2 septembre 2026, et les taux hypothécaires variables devraient rester où ils sont à court terme. Les taux hypothécaires fixes, cependant, ont déjà augmenté alors que le rendement des obligations du gouvernement du Canada à cinq ans a atteint un sommet sur 52 semaines près de 3,73 % à la fin septembre 2026. Cette divergence signifie que les emprunteurs font face à un choix entre un taux variable stable ou un taux fixe plus élevé. La décision dépend de la tolérance au risque de l'emprunteur et de sa vision de la direction de l'économie.

Données économiques influençant les perspectives de taux

Les décisions de la Banque du Canada dépendent des données, en se concentrant sur les indicateurs clés de l'inflation, de la croissance et du marché du travail. L'inflation globale en septembre 2026 a été rapportée à 3,1 %, principalement tirée par la hausse des prix du pétrole et des carburants, la plaçant au-dessus de la fourchette cible préférée de la Banque de 1 % à 3 %. Bien que certaines mesures fondamentales aient montré une baisse en glissement annuel, le taux de base annualisé sur trois mois préféré par la Banque est passé de 2,3 % en août à 2,6 % en septembre. De plus, les sondages indiquent que les attentes d'inflation des entreprises et des consommateurs sont à la hausse, suggérant une perception que les prix plus élevés pourraient persister. Ces facteurs sont inflationnistes et augmentent la probabilité de futures hausses de taux pour ancrer les attentes et ramener l'inflation vers la cible, car la gouverneure Macklem a indiqué que la Banque agira si l'inflation ne semble pas vouloir baisser d'elle-même.

Sur le front de la croissance, l'économie canadienne a montré une force surprenante au deuxième trimestre de 2026, le PIB réel ayant augmenté à un taux annualisé de 3,3 %, le rythme le plus rapide en plus de trois ans. Cela a été tiré par un rebond des exportations automobiles, une hausse de l'investissement des entreprises et une augmentation de l'investissement résidentiel. Cependant, l'élan semblait s'estomper à la fin de l'été, les estimations préliminaires suggérant une croissance modeste en août 2026. La position extérieure s'est également renforcée, le compte courant passant à un surplus de 8,8 milliards $ au T2 2026, soutenu par des exportations record d'énergie et d'automobiles. Une économie forte peut absorber des taux d'intérêt plus élevés, mais si la croissance ralentit significativement alors que l'inflation reste élevée, cela pourrait créer un scénario stagflationnaire difficile pour les décideurs politiques où ils se sentent obligés de hausser les taux même si l'économie s'affaiblit.

Bank of Canada Capital Modern
Bank of Canada Capital Modern. Image : Capital Modern

Impact des renouvellements et stress des détenteurs d'hypothèques

Un nombre significatif de détenteurs d'hypothèques canadiens font face à un renouvellement dans un environnement de taux d'intérêt beaucoup plus élevé que lorsqu'ils ont initialement contracté leurs prêts. D'ici la fin de 2026, environ 33 % des détenteurs d'hypothèques devraient faire face à des paiements mensuels plus élevés. Pour ceux qui renouvellent une hypothèque à taux fixe de cinq ans, ce qui constitue environ 75 % des emprunteurs confrontés à une augmentation, les hausses de paiement devraient en moyenne environ 20 %. Cela reflète la transition marquée des taux ultra-bas de l'ère pandémique aux coûts d'emprunt plus élevés d'aujourd'hui. Le stress lié à ces renouvellements commence à se manifester dans les données financières, avec des implications pour les budgets des ménages et l'économie en général, alors que la valeur totale en dollars des intérêts hypothécaires payés par les ménages augmente.

Les données d'Equifax Canada pour le deuxième trimestre de 2026 montrent une augmentation significative des taux de défaut hypothécaire sévère (90 jours ou plus de retard). Les défauts ont atteint 0,30 % des soldes hypothécaires, en hausse de 33,8 % par rapport à l'année précédente, et 0,23 % des comptes, en hausse de 17,5 %. L'Ontario et la Colombie-Britannique ont été notés comme des exceptions, les paiements manqués sur la dette non hypothécaire parmi les détenteurs d'hypothèques en Ontario ayant augmenté de 27 % en solde. Equifax a également rapporté que les insolvabilités avaient atteint leur taux le plus élevé depuis 2009, avec une forte augmentation parmi les propriétaires. Les résultats pour les détenteurs d'hypothèques à taux variable au renouvellement varient considérablement. Environ 10 % devraient voir leurs paiements augmenter de plus de 40 %, tandis qu'environ 25 % pourraient voir leurs paiements baisser d'au moins 7 %, dépendant largement du fait qu'ils aient connu une amortisation négative pendant le cycle de hausse des taux ou qu'ils aient maintenu leurs paiements constants pour couvrir le capital et les intérêts.

Facteurs clés qui pourraient modifier la prévision

La prévision des taux d'intérêt est sujette à changement en fonction de plusieurs facteurs volatils nationaux et mondiaux. La Banque du Canada a décrit des conditions spécifiques qui pourraient entraîner un changement de politique. La banque centrale pourrait envisager de hausser les taux d'intérêt si l'inflation reste obstinément au-dessus de la fourchette cible de 1 à 3 %, si les attentes d'inflation se décrochent et augmentent significativement, ou si la demande dans l'économie continue de dépasser l'offre, créant une pression inflationniste soutenue. Les événements mondiaux, particulièrement ceux affectant les marchés de l'énergie, posent un risque majeur. Le conflit en cours au Moyen-Orient et son effet sur l'approvisionnement en pétrole pourraient maintenir les prix de l'énergie élevés pendant une période prolongée, alimentant l'inflation au sens large et forçant la main de la Banque.

À l'inverse, la Banque du Canada pourrait envisager de baisser les taux d'intérêt dans différentes circonstances. Un affaiblissement significatif de l'économie canadienne, entraînant une hausse substantielle du taux de chômage, serait un déclencheur principal. Un déclin plus rapide que prévu de l'inflation vers le point médian de la cible de 2 % pourrait également ouvrir la porte à des baisses de taux. De plus, une escalade majeure dans la guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada qui endommagerait gravement la croissance économique pourrait forcer la main de la Banque, même si l'inflation reste quelque peu élevée. La liste suivante détaille les points de données et événements spécifiques que les analystes surveillent de près pour détecter des signes d'un changement dans la trajectoire des taux d'intérêt, car ce sont les variables qui guident l'approche dépendante des données de la Banque du Canada.

  • Les rapports mensuels sur l'indice des prix à la consommation (IPC), en particulier les mesures de l'inflation fondamentale.
  • Les données sur l'emploi, y compris le taux de chômage et la croissance des salaires.
  • Les chiffres de croissance du produit intérieur brut (PIB) et les indicateurs d'investissement des entreprises.
  • Les prix mondiaux du pétrole et les développements géopolitiques affectant l'approvisionnement en énergie.
  • Les décisions de politique de la Réserve fédérale américaine et les données économiques américaines.
  • Les relations commerciales entre les États-Unis et le Canada et les annonces de tarifs.
  • Les mouvements des rendements des obligations du gouvernement du Canada, en particulier le rendement à 5 ans.
  • Les sondages de sentiment des consommateurs et des entreprises concernant les attentes d'inflation.

Les perspectives des taux hypothécaires pour le reste de 2026 dépendent de la propagation de l'inflation liée à l'énergie dans les prix de tous les jours. Elles dépendent également de la façon dont la Banque du Canada pèse cette inflation contre une croissance économique plus lente. La plupart des économistes des plus grandes banques du Canada s'attendent à ce que le taux directeur se maintienne jusqu'à la fin de 2026. La prévision reste intrinsèquement incertaine, et il est conseillé aux emprunteurs de se préparer à une volatilité potentielle des coûts d'emprunt.

Questions fréquentes

Quelle est la prévision du taux d'intérêt de la Banque du Canada pour 2026 ?

La plupart des économistes des grandes banques canadiennes prévoient que le taux directeur de la Banque du Canada restera à 2,25 % jusqu'à la fin de 2026. Les banques, dont RBC, TD, BMO, CIBC et Banque Nationale, partagent cette vision. La Banque Scotia s'attend à une trajectoire légèrement plus élevée, avec des augmentations graduelles potentiellement à partir de la seconde moitié de l'année si l'inflation persiste. Les marchés financiers, cependant, sont plus agressifs, anticipant environ 100 points de base de hausses au cours des douze prochains mois au début d'octobre 2026.

Quand aura lieu la prochaine annonce de taux d'intérêt de la Banque du Canada ?

La prochaine annonce de taux d'intérêt prévue de la Banque du Canada est le 28 octobre 2026. La banque centrale effectue généralement huit annonces prévues par année, et cette décision à venir est cruciale pour les emprunteurs. Au début d'octobre 2026, les marchés monétaires anticipaient environ une chance sur quatre d'une hausse d'un quart de point lors de cette réunion. La plupart des économistes bancaires, cependant, s'attendent toujours à ce que la première augmentation survienne en 2027. La décision de la Banque affectera directement les taux préférentiels des prêteurs, qui à leur tour influencent les taux hypothécaires variables, les marges de crédit et les autres produits à taux flottant.

Quel est le taux d'intérêt neutre au Canada ?

La Banque du Canada estime actuellement que la fourchette du taux d'intérêt neutre au Canada se situe entre 2,25 % et 3,25 %. Le taux neutre est le niveau théorique qui ne stimule ni ne ralentit l'économie. Avec le taux du financement à un jour à 2,25 % en septembre 2026, la Banque se trouve à l'extrémité inférieure de cette fourchette neutre estimée. Ce positionnement signifie que la banque centrale a une marge limitée pour baisser davantage les taux à moins que l'économie ne s'affaiblisse plus que prévu. Par conséquent, il est peu probable que les coûts d'emprunt reviennent aux niveaux ultra-bas observés pendant l'ère pandémique.

Les taux hypothécaires fixes ou variables vont-ils baisser en 2026 ?

Les taux hypothécaires variables ne devraient pas baisser significativement en 2026 à moins que la Banque du Canada ne réduise son taux du financement à un jour. La plupart des grandes banques prévoient que le taux directeur se maintiendra à 2,25 % jusqu'à la fin de l'année, suggérant que les taux variables resteront stables. À l'inverse, les taux hypothécaires fixes ont déjà augmenté parce qu'ils suivent les rendements obligataires, et non le taux directeur. Le rendement des obligations du gouvernement du Canada à cinq ans, qui détermine la tarification des hypothèques fixes, a atteint un sommet sur 52 semaines près de 3,73 % à la fin septembre 2026. Cette augmentation a incité les six grandes banques à augmenter certains taux fixes, ce qui signifie que les coûts des hypothèques fixes sont sous pression à la hausse.

Combien de Canadiens verront leurs paiements hypothécaires augmenter au renouvellement ?

D'ici la fin de 2026, environ 33 % des détenteurs d'hypothèques canadiens devraient faire face à des paiements hypothécaires mensuels plus élevés. Environ 75 % de ceux confrontés à une augmentation ont des hypothèques à taux fixe de cinq ans. Pour ces emprunteurs, les augmentations de paiement au renouvellement devraient en moyenne environ 20 %, reflétant le passage des bas niveaux de l'ère pandémique aux taux plus élevés actuels. L'expérience varie pour les emprunteurs à taux variable. Environ 10 % pourraient voir leurs paiements augmenter de plus de 40 %, tandis qu'environ 25 % pourraient voir leurs paiements baisser d'au moins 7 %, selon la façon dont ils ont géré leurs paiements pendant le cycle de resserrement précédent.

Quelles données économiques la Banque du Canada surveille-t-elle le plus attentivement ?

La Banque du Canada surveille de près les données sur l'inflation, visant à la maintenir dans une fourchette cible de 1 à 3 %. En septembre 2026, l'inflation globale était de 3,1 %, tirée par la hausse des prix du pétrole et officiellement au-dessus de la cible. La Banque surveille également les mesures de l'inflation fondamentale, les chiffres de l'emploi et la croissance du PIB. Par exemple, le PIB réel a augmenté à un taux annualisé de 3,3 % au deuxième trimestre de 2026 avant que l'élan ne s'estompe. Sur le plan international, les prix mondiaux de l'énergie et les événements géopolitiques qui affectent l'inflation sont critiques, car la persistance des prix de l'énergie pose un risque de propagation de l'inflation dans les prix de tous les jours.

Sources et lectures complémentaires

  1. Mortgage Rate Forecast (2026 to 2030) truenorthmortgage.ca
  2. Latest Forecast Tables, TD Economics economics.td.com
  3. Mortgage Rates Forecast Canada 2026 to 2030 nesto.ca
  4. Canada Interest Rate Forecast (2026 to 2030) ratehub.ca
  5. Canadian Interest Rate Expectations Tool m-x.ca

Cet article explique le fonctionnement des choses et ne constitue pas un conseil financier, fiscal ou juridique. Les règles, plafonds et taux changent, vérifiez donc les chiffres à jour auprès de l'Agence du revenu du Canada, de votre province ou de votre institution financière avant d'agir.