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Indice des prix des aliments au Canada : IPC, inflation et tendances

e2gold.ca · wiki · mis à jour le 31 octobre 2026 · 11 min de lecture
Inflation sur 12 mois · données de la Banque du Canada
3,09 %
Variation de l'Indice des prix à la consommation, ensemble · dernière donnée septembre 2026
0,9 %3,5 %6,2 %8,9 %novembre 2021septembre 2026
Mensuel, de novembre 2021 à septembre 2026. Source : Banque du Canada.
Taux directeur de la Banque du Canada2,50 %
Taux préférentiel4,70 %
Prêt hypothécaire ordinaire, 5 ans6,19 %
Prêt hypothécaire ordinaire, 1 an5,49 %
Obligations du Canada à 5 ans3,39 %
Obligations du Canada à 10 ans3,67 %
Prochaine décision de la Banque du Canada9 décembre 2026dans 33 jours

L’indice des prix des aliments au Canada est une sous-composante de l’Indice des prix à la consommation (IPC), la principale mesure de l’inflation du pays. Il suit le changement mensuel des prix des produits alimentaires achetés en magasin par les ménages. Cet indice est un indicateur économique crucial, car le coût de l’alimentation a un impact direct sur les budgets des ménages, les Canadiens consacrant environ 11 % de leur consommation à l’épicerie. Comprendre ses mouvements aide à expliquer les tendances plus larges de l’inflation et les pressions économiques auxquelles font face les familles canadiennes.

Qu’est-ce que l’indice des prix des aliments ?

L’indice des prix des aliments n’est pas un indice autonome, mais une catégorie majeure au sein de l’Indice des prix à la consommation (IPC) du Canada. L’IPC est une estimation statistique qui mesure le changement moyen dans le temps des prix payés par les consommateurs pour un panier de biens et services. La composante alimentaire suit spécifiquement les prix des aliments achetés dans les magasins de détail, représentant une part importante des dépenses des ménages. Ce panier comprend un large éventail d’articles, des produits frais et de la viande aux produits de boulangerie et aux boissons non alcoolisées. Statistique Canada calcule l’indice en recueillant des données de prix auprès de milliers de points de vente au détail à travers le pays chaque mois. Les prix sont ensuite combinés à l’aide d’un système de pondérations qui reflète l’importance de chaque article dans les habitudes de dépenses du consommateur typique.

L’indice est conçu pour isoler la variation pure des prix. Lorsqu’un produit échantillonné est remplacé par un nouveau modèle ou une qualité différente, les compilateurs effectuent des ajustements pour s’assurer que l’indice reflète un changement de prix plutôt qu’un changement dans les caractéristiques du produit. Le pourcentage de changement annuel de l’indice alimentaire est une mesure clé de l’inflation alimentaire. Ce chiffre est suivi de près par les décideurs politiques, comme la Banque du Canada, les entreprises et les ménages, car les prix des aliments sont volatils et ont un impact immédiat sur le coût de la vie. Bien que l’IPC et son sous-indice alimentaire soient des outils vitaux, ils ne sont pas des mesures parfaites du coût de la vie, car ils ont un champ d’application défini et des contraintes méthodologiques.

Sobeys unveils Canada's 1st smart grocery cart, promising a 'frictionless'  shopping experience | CBC News
Sobeys unveils Canada's 1st smart grocery cart, promising a 'frictionless' shopping experience | CBC News. Image : CBC

Méthodologie de calcul et de pondération

L’Indice des prix à la consommation global est une moyenne pondérée des sous-indices pour différentes catégories de dépenses. La catégorie des aliments et boissons détient un poids d’environ 17,4 % dans le panier total de l’IPC, bien que cela puisse être révisé périodiquement. Ce poids est dérivé d’estimations des dépenses totales de consommation en alimentation durant une période de référence pour les pondérations, généralement basée sur des données d’enquêtes sur les dépenses des ménages et des comptes nationaux. Au sein de la catégorie alimentaire, il existe d’autres sous-indices pour des articles comme la viande, les produits laitiers, les produits de boulangerie et d’autres produits alimentaires, chacun ayant ses propres pondérations spécifiques qui s’additionnent pour former le poids total de la catégorie alimentaire.

Au niveau le plus détaillé se trouvent les agrégats élémentaires, comme un type spécifique de pain vendu dans une région particulière. Pour ceux-ci, l’information de pondération détaillée est souvent indisponible, donc les indices initiaux sont calculés en utilisant une moyenne non pondérée des prix des produits échantillonnés. Ces indices élémentaires sont ensuite agrégés vers le haut en utilisant leurs pondérations de dépenses respectives. Le processus garantit que les articles sur lesquels les consommateurs dépensent plus ont une plus grande influence sur le mouvement global de l’indice. La formule pour agréger plusieurs articles est une moyenne pondérée, où l’IPC de chaque sous-composante est multiplié par son poids et les résultats sont additionnés. L’indice entier est rebasé périodiquement pour que la période de référence de l’indice soit égale à 100, permettant une comparaison facile des niveaux de prix dans le temps.

Les étapes spécifiques de la collecte et du calcul des données sur les prix alimentaires au Canada impliquent plusieurs phases clés. Le panier de biens est d’abord défini sur la base de données détaillées sur les dépenses des ménages pour assurer sa représentativité. Les prix de ces articles sont ensuite collectés mensuellement auprès d’un échantillon d’environ 22 000 magasins de détail à travers le Canada, fournissant un ensemble de données large et actuel. Ces prix collectés pour des articles similaires dans une zone géographique donnée sont moyennés pour créer des indices d’agrégats élémentaires, qui forment les blocs de construction de l’indice. Ces indices élémentaires sont ensuite combinés à l’aide de pondérations de dépenses pour former des indices de niveau supérieur, comme l’indice de la viande ou l’indice des produits laitiers. Ces indices de niveau supérieur sont ensuite agrégés pour former l’indice global de la catégorie alimentaire, qui est ensuite pondéré dans l’IPC tous articles. Une étape technique critique implique l’ajustement pour les changements de qualité lorsque les produits sont remplacés, en utilisant des techniques statistiques pour séparer la variation pure des prix. Finalement, Statistique Canada publie mensuellement des indices et des pourcentages de changement, non désaisonnalisés, pour la composante alimentaire et ses sous-groupes, rendant les données accessibles au public.

  • Définition du panier : Un panier représentatif de biens et services alimentaires est défini sur la base de données détaillées sur les dépenses des ménages.
  • Collecte des prix : Les prix de ces articles sont collectés mensuellement auprès d’un échantillon d’environ 22 000 magasins de détail à travers le Canada.
  • Agrégats élémentaires : Les prix pour des articles similaires dans une zone géographique donnée sont moyennés pour créer des indices d’agrégats élémentaires.
  • Agrégation pondérée : Ces indices élémentaires sont combinés à l’aide de pondérations de dépenses pour former des indices de niveau supérieur (p. ex., indice de la viande).
  • Catégorie et IPC global : L’indice de la catégorie alimentaire est formé en agrégeant ces indices de niveau supérieur, qui est ensuite pondéré dans l’IPC tous articles.
  • Ajustement pour la qualité : Lorsque les produits sont remplacés, des techniques statistiques sont utilisées pour séparer le changement de prix du changement de qualité.
  • Publication : Statistique Canada publie mensuellement des indices et des pourcentages de changement, non désaisonnalisés, pour la composante alimentaire et ses sous-groupes.

L’utilisation de données de lecteur optique provenant des systèmes de codes à barres rend progressivement disponible l’information de pondération même au niveau le plus détaillé. Les articles du panier sont mis à jour périodiquement pour refléter les changements dans les habitudes de dépenses des consommateurs. Les poids utilisés pour les combiner dans l’indice global sont liés aux dépenses estimées durant l’année civile précédente. Ainsi, l’indice est un indice à pondérations fixes, et plus les pondérations sont anciennes, plus la divergence est grande entre le modèle de dépenses actuel et celui de la période de référence des pondérations.

Consumer Food Price Index Explained!! | How CFPI Shapes our Economy? | Ankit Singh · StudyIQ IAS: English sur YouTube

Historique récent et facteurs de l’inflation alimentaire au Canada

L’inflation alimentaire a été un défi économique persistant au Canada depuis plusieurs années. La plus importante poussée récente s’est produite entre 2021 et 2023, lorsque l’inflation à l’épicerie a atteint son plus haut niveau depuis le début des années 1980, culminant à 11 % en glissement annuel à la fin de 2022. Cette flambée a été alimentée par les perturbations liées à la pandémie et la guerre en Ukraine, qui ont augmenté les coûts du transport, de la main-d’œuvre, de l’énergie et d’intrants clés comme les engrais dans toute la chaîne d’approvisionnement alimentaire mondiale. De l’automne 2021 au printemps 2023, le coût d’un panier d’épicerie typique a augmenté d’environ 18 %. Les prix ne se sont modérés qu’à environ 2 % de croissance au début de 2024, à mesure que ces chaînes d’approvisionnement se stabilisaient.

Une deuxième vague de pressions sur les prix est apparue à la fin de 2024 et s’est poursuivie en 2025, bien qu’elle ait été plus étroite dans sa portée. Trois facteurs principaux ont alimenté cette période d’inflation. Premièrement, les prix de la viande ont fortement augmenté, progressant de 9 % de la fin de 2024 à juillet 2026 et de plus de 40 % depuis décembre 2019. Les conditions de sécheresse et les coûts élevés des aliments pour animaux ont réduit les cheptels, limitant l’offre. Deuxièmement, les coûts des aliments importés ont augmenté, en partie à cause d’une dépréciation significative du dollar canadien à la fin de 2024 et des prix mondiaux plus élevés pour des articles comme le café en raison de défis météorologiques. Troisièmement, les tarifs douaniers de rétorsion entre le Canada et les États-Unis au début de 2025 ont temporairement fait grimper les prix alimentaires avant que ces pressions ne s’atténuent. En décembre 2025, l’inflation alimentaire avait atteint 5 %, le taux le plus élevé depuis la fin de 2023.

Le tableau suivant illustre les changements de prix clés et les prévisions durant cette période récente. Les données montrent que le taux d’inflation alimentaire en glissement annuel pour septembre 2026 était de 2,20 %, tandis que la moyenne à long terme se situe à 3,90 %. Les prix alimentaires globaux sont 27 % plus élevés qu’il y a cinq ans, la viande connaissant des hausses particulièrement marquées de plus de 40 % depuis décembre 2019. Le Rapport sur les prix alimentaires au Canada pour 2026 prédit des hausses annuelles des prix alimentaires de 4 % à 6 %, projetant que la famille moyenne de quatre personnes dépensera 17 571,79 $ en alimentation.

Article ou périodeMétriqueValeur ou changement
Inflation alimentaire (sept. 2026)Changement en glissement annuel2,20 %
Inflation alimentaire moyenne (historique)Moyenne à long terme3,90 %
Hausse globale des prix (2019 à 2026)Changement sur cinq ans27 % plus élevés qu’il y a cinq ans
Hausse des prix de la viande (2019 à 2026)Depuis déc. 2019 (en juillet 2026)Plus de 40 %
Hausse des prix du bœuf (T1 2025)Premier trimestre, glissement annuel19 %
Prévision des prix alimentaires 2026 (RPA)Augmentation annuelle prédite4 % à 6 %
Dépenses projetées 2026Famille moyenne de quatre personnes17 571,79 $

L’analyse de la Banque du Canada indique que les pressions sur les coûts dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire prennent généralement entre six et neuf mois pour être pleinement reflétées dans les prix de détail à l’épicerie. En 2025, le principal moteur de la remontée de l’inflation alimentaire était le coût des importations, en particulier les importations directes d’aliments transformés. Sur le plan national, les pressions sur les coûts étaient concentrées dans les animaux vivants et les produits alimentaires intermédiaires, partiellement compensées par la baisse des coûts de main-d’œuvre dans les secteurs de la vente en gros et au détail. La structure de la chaîne d’approvisionnement alimentaire du Canada, avec de grands fournisseurs et détaillants nationaux opérant d’un océan à l’autre, signifie que les tendances de l’inflation à l’épicerie ont été largement similaires dans toutes les provinces, avec seulement des variations régionales mineures dues à des facteurs locaux.

Grocery shopping goes high tech with smart carts, apps, National |  Globalnews.ca
Grocery shopping goes high tech with smart carts, apps, National | Globalnews.ca. Image : Global News

Le Rapport sur les prix alimentaires au Canada et les prévisions annuelles

Une publication annuelle influente est le Rapport sur les prix alimentaires au Canada (RPA), maintenant dans sa 16e édition selon le rapport 2026. Ce rapport est un effort académique collaboratif impliquant des chercheurs de l’Université Dalhousie, de l’Université de Guelph, de l’Université de la Colombie-Britannique, de l’Université de la Saskatchewan et de plusieurs autres institutions à travers le pays. Il fournit des prévisions pour l’inflation des prix alimentaires pour l’année à venir et analyse les facteurs influençant les coûts alimentaires. Le rapport 2026 prévoit que les prix alimentaires globaux au Canada augmenteront de 4 % à 6 % au cours de l’année. Il estime que la famille moyenne de quatre personnes dépensera 17 571,79 $ en alimentation en 2026, une augmentation allant jusqu’à 994,63 $ par rapport à l’année précédente.

Le rapport utilise des modèles prédictifs qui prennent en compte des régresseurs clés tels que les changements climatiques et les événements géopolitiques. Il souligne que les prix alimentaires sont 27 % plus élevés qu’il y a cinq ans. La prévision note que l’Alberta, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Ontario et le Québec devraient connaître des hausses de prix alimentaires supérieures à la moyenne nationale en 2026. Le rapport sert également une fonction sociale en fournissant des prédictions sur les dépenses alimentaires annuelles estimées en fonction de l’âge et du sexe pour aider à la budgétisation personnelle et familiale. Au-delà de la prévision, le rapport contextualise les prix au sein du système alimentaire complexe du Canada, notant qu’un accès abordable à la nourriture est une question de sécurité, un quart des ménages canadiens étant considérés comme en situation d’insécurité alimentaire.

Facteurs clés influençant les prix alimentaires canadiens

De multiples facteurs interconnectés influencent le mouvement de l’indice des prix des aliments au Canada. Ces moteurs peuvent être globaux, nationaux ou sectoriels, et leur impact peut varier dans le temps. Une ventilation des coûts contribuant aux prix alimentaires de détail finaux, excluant les fruits et légumes volatils, comprend des composantes comme la main-d’œuvre domestique, l’emballage, le transport et les profits à diverses étapes de la chaîne d’approvisionnement. Le coût des importations directes et des intrants importés constitue également une part significative. L’importance relative de ces facteurs change en fonction des conditions économiques et des événements.

Plusieurs événements spécifiques ont récemment affecté les prix alimentaires. La suppression temporaire de la taxe sur les produits et services (TPS) et de la taxe de vente harmonisée (TVH) sur certains achats alimentaires de la mi-décembre 2024 à la mi-février 2025 en vertu de la Loi pour tous les Canadiens a contribué à une baisse rare de l’inflation alimentaire à -0,6 % en janvier 2025. Les politiques commerciales ont eu un impact direct, y compris les tarifs douaniers américains sur les produits canadiens et les contre-tarifs subséquents du Canada au début de 2025, qui ont augmenté les coûts et la volatilité des prix pour l’industrie alimentaire. Le comportement des consommateurs, comme une poussée pour acheter des produits domestiques, a été noté, bien que le prix reste le principal moteur des décisions d’achat. La politique monétaire joue également un rôle, car les baisses du taux directeur de la Banque du Canada en 2025, le ramenant à 2,5 %, ont permis aux entreprises alimentaires d’accéder à des prêts plus abordables pour l’expansion.

Les facteurs du côté de l’offre sont constamment critiques. Une sécheresse de près d’une décennie dans les principales régions productrices de bœuf a conduit au plus petit cheptel bovin depuis la fin des années 1980, créant une pression à la hausse soutenue sur les prix de la viande. Les changements au Programme des travailleurs étrangers temporaires, y compris un plafond de 10 % pour les travailleurs peu rémunérés sur un même site, affectent la disponibilité de la main-d’œuvre dans l’agriculture et la transformation alimentaire. De plus, la restructuration et la réduction des effectifs par de grandes sociétés de fabrication alimentaire en 2025 ont contribué à une diminution de 1,9 % de la croissance de l’industrie, affectant les volumes de production et les coûts. Les conflits géopolitiques, comme ceux au Moyen-Orient, soulèvent des inquiétudes concernant les prix de l’énergie et des engrais, qui peuvent se répercuter sur les coûts de production alimentaire avec un décalage de plusieurs mois.

Two Tier Shopping Cart | Eddie's Hang-Up Display
Two Tier Shopping Cart | Eddie's Hang-Up Display. Image : Eddie's Hang-Up Display Ltd.

Contexte international et comparaisons provinciales

La forte inflation alimentaire n’est pas un phénomène uniquement canadien. La nature mondiale des chocs sur les chaînes d’approvisionnement signifie que de nombreux pays ont connu des pressions similaires après la pandémie. L’indice nominal des prix alimentaires des Nations Unies a augmenté de plus de 30 % depuis la fin de 2019. Parmi les pays pairs du Canada dans le G7, les coûts alimentaires ont augmenté en moyenne de 33 % sur la même période. L’Allemagne et le Royaume-Uni ont enregistré les plus fortes augmentations à 38 %, tandis que l’expérience du Canada le plaçait à peu près au milieu du peloton. Ce contexte international montre que si les facteurs domestiques comptent, les prix mondiaux des matières premières, les taux de change et les événements géopolitiques sont des forces puissantes qui façonnent les indices nationaux des prix alimentaires.

Au Canada, l’inflation des prix alimentaires a été un défi d’ampleur similaire dans toutes les provinces. La structure de la chaîne d’approvisionnement alimentaire nationale est une raison principale de cette uniformité. De grands fournisseurs, distributeurs et détaillants nationaux opèrent dans plusieurs régions, ce qui signifie que les changements dans leurs coûts d’intrants et leurs stratégies de tarification sont souvent reflétés de manière similaire dans les épiceries d’un océan à l’autre. Bien qu’une certaine variation des prix existe en raison des coûts de transport locaux, des règlements provinciaux ou d’autres facteurs régionaux, ces différences ne sont généralement pas suffisamment importantes pour créer des taux d’inflation alimentaire provinciaux largement divergents. L’exposition commune aux moteurs globaux et nationaux tend à synchroniser les mouvements de prix, faisant de l’indice national des prix des aliments un indicateur fiable de l’expérience de la plupart des ménages canadiens, quel que soit leur lieu de résidence.

Débats, risques et importance économique

L’indice des prix des aliments se trouve au centre de plusieurs débats économiques et politiques. Une discussion principale porte sur la mesure dans laquelle l’indice capture la véritable augmentation du coût de la vie pour différents ménages. L’IPC utilise un panier de dépenses moyen, mais les familles à faible revenu consacrent une plus grande proportion de leur revenu aux nécessités comme l’alimentation. Par conséquent, l’inflation alimentaire peut affecter leur niveau de vie de manière disproportionnée par rapport au ménage moyen reflété dans l’IPC global. Un autre débat concerne la transmission des coûts des producteurs aux consommateurs. Bien que l’analyse montre que les pressions sur les coûts le long de la chaîne d’approvisionnement finissent par se refléter dans les prix de détail, l’ampleur et la vitesse de cette transmission peuvent varier en fonction des conditions concurrentielles, des stratégies de tarification des détaillants et de l’élasticité de la demande des consommateurs.

Des risques significatifs pourraient influencer les futures tendances des prix alimentaires. Des conflits géopolitiques prolongés qui perturbent les voies de navigation clés, comme le détroit d’Ormuz, pourraient déclencher de nouvelles flambées des prix de l’énergie et des engrais, qui se répercuteraient sur les coûts de production alimentaire avec un décalage. Les changements climatiques posent un risque persistant, augmentant la fréquence des événements météorologiques extrêmes tels que les sécheresses et les inondations qui endommagent les cultures et réduisent les cheptels, limitant l’offre. La volatilité des politiques commerciales reste une préoccupation, comme on l’a vu avec les tarifs de 2025, qui peuvent modifier abruptement les coûts d’importation. De plus, des problèmes structurels domestiques, tels que les pénuries de main-d’œuvre dans l’agriculture et la transformation alimentaire dues aux changements de politiques d’immigration, pourraient exercer une pression à la hausse sur les coûts. La Banque du Canada surveille de près l’inflation alimentaire en raison de son impact immédiat sur les attentes d’inflation et le comportement de dépense des ménages, même si la politique monétaire vise l’inflation globale de l’IPC.

Questions fréquentes

Quel est le taux d’inflation alimentaire actuel au Canada ?

En septembre 2026, l’inflation alimentaire au Canada était de 2,20 % en glissement annuel. Cela mesure le changement des prix des aliments achetés en magasin par rapport au même mois un an plus tôt. La moyenne à long terme pour l’inflation alimentaire au Canada est d’environ 3,90 %. Les taux peuvent fluctuer mensuellement en fonction d’une variété de facteurs liés à la chaîne d’approvisionnement et à l’économie.

Quelle est la différence entre l’indice des prix des aliments et l’Indice des prix à la consommation ?

L’indice des prix des aliments est une sous-composante de l’Indice des prix à la consommation (IPC). L’IPC est la mesure large de l’inflation pour un panier de tous les biens et services de consommation. La composante alimentaire suit spécifiquement les changements de prix pour les aliments achetés en magasin, et elle détient un poids d’environ 17,4 % dans le panier global de l’IPC. Statistique Canada publie à la fois l’IPC tous articles et le sous-indice alimentaire mensuellement.

Où puis-je trouver des données officielles sur les prix alimentaires au Canada ?

Statistique Canada est la source officielle des données sur les prix alimentaires. L’organisme publie mensuellement des indices et des pourcentages de changement pour la composante alimentaire de l’IPC. Il maintient également le Centre de données sur les prix des aliments, une collection en ligne centralisée d’informations sur les prix alimentaires au Canada. Ce centre fournit un accès aux données sur les prix de détail, l’IPC et les rapports analytiques connexes.

De combien les prix alimentaires devraient-ils augmenter en 2026 ?

Le Rapport sur les prix alimentaires au Canada 2026 prévoit que les prix alimentaires globaux augmenteront de 4 % à 6 % au cours de l’année. Cette prévision est une projection des changements dans la composante alimentaire de l’Indice des prix à la consommation (IPC), qui est la principale mesure de l’inflation du Canada. L’IPC suit les changements de prix pour un panier de marché pondéré de biens et services de consommation, les aliments et boissons constituant un poids significatif de 17,4 % dans l’indice global. L’estimation du rapport se traduit par une famille moyenne de quatre personnes dépensant 17 571,79 $ en alimentation en 2026, une augmentation allant jusqu’à 994,63 $ par rapport à 2025. Ces prévisions tiennent compte de divers facteurs pouvant influencer les prix des articles du panier de l’IPC.

Pourquoi les prix alimentaires ont-ils autant augmenté ces dernières années ?

Les prix alimentaires ont augmenté en raison d’une série de facteurs qui se chevauchent et affectent le coût des articles du panier de l’indice des prix à la consommation. L’IPC mesure la moyenne pondérée des prix d’un panier de marché de biens et services, l’alimentation étant une composante majeure. Les pressions récentes ont inclus des prix plus élevés de la viande en raison de la sécheresse et de la réduction des cheptels, ce qui impacte directement ce sous-indice spécifique. De plus, une dépréciation significative du dollar canadien à la fin de 2024 a augmenté le coût des aliments importés. Les tarifs douaniers de rétorsion temporaires avec les États-Unis en 2025 ont également contribué. Ces facteurs ont collectivement fait grimper les prix de 9 % depuis la fin de 2024 et de plus de 40 % depuis décembre 2019 en juillet 2026.

L’inflation alimentaire est-elle plus élevée dans certaines provinces que dans d’autres ?

L’inflation alimentaire a été un défi d’ampleur similaire dans toutes les provinces canadiennes. L’Indice des prix à la consommation (IPC) est calculé par région ou pays, suivant le prix d’un panier représentatif de biens. Bien que l’indice puisse compiler des agrégats élémentaires régionaux distincts pour des catégories détaillées où les mouvements de prix diffèrent, la structure de la chaîne d’approvisionnement alimentaire du Canada implique de grands fournisseurs et détaillants nationaux. Cela signifie que les prix sont façonnés par bon nombre des mêmes facteurs globaux et nationaux, tels que les coûts des intrants et les valeurs des devises, qui sont reflétés dans l’IPC national. Une certaine variation mineure peut exister en raison des coûts de transport locaux, mais les forces économiques dominantes tendent à maintenir des taux d’inflation à l’épicerie comparables d’un océan à l’autre.

Sources et lectures complémentaires

  1. Consumer price index (Wikipedia) en.wikipedia.org
  2. Food inflation in Canada: Six key questions about higher prices rbc.com
  3. Understanding the resurgence of food inflation in 2025 bankofcanada.ca
  4. Canada's Food Price Report 2026 - Agri‑Food Analytics Lab dal.ca

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