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Taux de chômage à Toronto : tendances et contexte économique

e2gold.ca · guide · mis à jour le 28 octobre 2026 · 8 min de lecture

Le taux de chômage à Toronto s’établissait à 6,9 % en septembre 2026, marquant une hausse de 0,1 point de pourcentage par rapport au mois précédent. Ce taux est fortement influencé par la croissance rapide de la population de la ville et son exposition aux dynamiques du commerce international. Comprendre les chiffres du chômage à Toronto est crucial, car la ville contribue à environ 20 % du PIB du Canada et emploie environ un cinquième de la main-d’œuvre nationale. Les fluctuations de cet indicateur clé du marché du travail ont des répercussions directes sur la santé économique de l’Ontario et du pays.

Tendances récentes et comparaisons du chômage

En septembre 2026, le taux de chômage désaisonnalisé de Toronto était de 6,9 %. Cela représentait une légère hausse de 0,1 point de pourcentage par rapport au taux enregistré en août 2026. Le taux actuel se situe 8,2 points de pourcentage sous le pic de chômage de 14,0 % atteint en juillet 2020 pendant la pandémie. Bien que le taux se soit amélioré par rapport à ce pic, il demeure 0,6 point de pourcentage plus élevé que le taux d’avant-pandémie observé en février 2020. Les données indiquent un marché du travail qui s’est considérablement rétabli du choc pandémique, mais qui continue de faire face à des défis persistants.

Le taux de chômage de Toronto diffère souvent des moyennes provinciales et nationales. Par exemple, en septembre 2026, le taux de chômage pour la province de l’Ontario était de 7,0 %, tandis que le taux national canadien était de 6,5 %. Les données historiques montrent que le taux de Toronto a été plus élevé que la moyenne nationale, un rapport notant qu’il avait atteint 8,2 % en avril d’une année précédente alors que le taux national était de 6,9 %. Parmi les 41 principales régions métropolitaines de recensement du Canada, le taux de chômage de Toronto se classait au quatrième rang des plus élevés en septembre d’une année récente, seules Windsor et Brantford en Ontario affichant des chiffres plus élevés.

L’écart entre le taux de chômage de Toronto et celui du reste de l’Ontario a fait l’objet d’analyses. Cette divergence a commencé à s’élargir de façon constante au début de 2024. En septembre de cette année, l’écart se situait à 2,0 points de pourcentage, au-dessus de la moyenne. Cet écart grandissant met en lumière les pressions économiques uniques dans la région de Toronto par rapport à d’autres parties de la province, poussées par des facteurs comme une croissance démographique disproportionnée et des faiblesses sectorielles spécifiques.

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Toronto has one of the most photographed skylines in the world .... Image : canadiangeographic.ca

Principaux moteurs de la dynamique du marché du travail à Toronto

La robuste croissance démographique est un moteur principal derrière les mouvements du taux de chômage à Toronto. Depuis la fin de 2023, la population active de Toronto a augmenté de 4,5 %, ce qui était 1,4 point de pourcentage de plus que la croissance observée dans le reste de l’Ontario. Sur la même période, l’emploi à Toronto a augmenté de 2,1 %, ce qui était en fait plus fort que la hausse de 1,6 % dans le reste de la province. Cette ventilation révèle que la forte hausse du taux de chômage de Toronto est largement attribuable à l’afflux considérable de nouveaux participants à la population active, plutôt qu’à un déclin de l’emploi. Ce schéma est inhabituel par rapport aux récessions économiques historiques, où la hausse du chômage était typiquement causée par des pertes d’emplois.

Plus récemment, l’élan de l’embauche à Toronto s’est affaibli. En septembre 2026, l’emploi à Toronto n’était supérieur que de 0,2 % par rapport à son niveau de décembre 2024. Il s’agissait d’une progression légèrement plus faible que celle enregistrée dans le reste de l’Ontario. La croissance de l’emploi qui s’estompe a rendu plus difficile l’absorption de l’afflux continu de personnes sur le marché du travail. La réduction des cibles fédérales en matière de migration à la fin de 2024, qui a réduit les arrivées d’étudiants, a aidé à réduire l’écart entre la croissance de la population active de Toronto et celle du reste de la province, mais la pression sous-jacente demeure.

Les faiblesses sectorielles ont également joué un rôle significatif. Les industries à Toronto qui sont les plus exposées au commerce avec les États-Unis, comme la fabrication, le transport, l’entreposage et le commerce de gros, ont connu des baisses d’emplois plus marquées que dans le reste de l’Ontario. Les impacts de la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis sont évidents, avec une baisse de ventes comparativement importante dans le secteur automobile touché par les tarifs. Ce conflit commercial a endommagé la confiance des entreprises, freinant l’activité d’embauche dans la fabrication et causant des effets négatifs en cascade sur les industries connexes le long de la chaîne de valeur.

Canada’s unemployment rate holds steady despite job losses · CBC News: The National sur YouTube

Paramètres de l’assurance-emploi pour la région de Toronto

Pour les personnes de la région économique de Toronto qui deviennent sans emploi, l’admissibilité aux prestations fédérales d’assurance-emploi implique des seuils spécifiques. Un demandeur doit avoir accumulé au moins 665 heures de travail assurées pour être admissible aux prestations régulières. Le nombre minimal de semaines pendant lesquelles les prestations régulières sont payables dans cette région est de 15 semaines. Ces paramètres sont établis en fonction du taux de chômage régional et déterminent l’accessibilité et la durée du soutien financier pour les demandeurs admissibles.

Dans la région économique d’assurance-emploi de Toronto, le nombre d’heures assurées requises pour être admissible aux prestations régulières est de 665. Le nombre minimal de semaines payables pour les prestations régulières dans cette région est de 15 semaines. Ces règles fédérales déterminent l’admissibilité au soutien du revenu pendant une période de chômage. Le système est conçu pour offrir une stabilité financière aux travailleurs pendant une recherche d’emploi.

Aerial View of Downtown Toronto, extraordinary wall mural, Photowall
Aerial View of Downtown Toronto, extraordinary wall mural, Photowall. Image : www.photowall.com

Performance sectorielle et détails de la croissance de l’emploi

La croissance de l’emploi à Toronto a été inégale selon les secteurs. En septembre 2026, la ville a enregistré un gain net de 11 300 emplois au total. Cette augmentation était composée de 1 800 postes à temps plein supplémentaires et de 9 500 postes à temps partiel supplémentaires. L’emploi à temps plein s’était rétabli après avoir atteint un creux en avril 2026 et se situait à un niveau record en septembre 2026. Le niveau d’emploi global dans la région élargie de Toronto, englobant un corridor d’innovation de plusieurs régions métropolitaines de recensement, était 3,2 % plus élevé dans une période récente qu’en février 2020, bien qu’il soit demeuré 2,4 % sous la trajectoire d’avant-pandémie.

Certains secteurs ont été les principaux moteurs de la reprise. En revanche, les secteurs exposés au commerce et aux dépenses discrétionnaires des consommateurs ont montré des faiblesses. L’emploi dans le transport et l’entreposage a plongé de 6 % dans une période récente, tandis que l’embauche dans la fabrication a reculé de 2 %. Le secteur de l’hébergement et des services de restauration a également connu un déclin de 8 500 emplois, soit 1,9 %, en septembre 2026, coïncidant avec des rapports de fermetures de restaurants.

À l’inverse, certains secteurs ont affiché des gains. L’emploi dans le secteur des services d’éducation de l’Ontario a augmenté de 9 800 emplois en septembre 2026, rebondissant après trois mois de déclins, coïncidant avec la rentrée scolaire. Le secteur agricole a également enregistré une hausse proportionnelle de 5,5 %, soit 3 200 emplois, parallèlement à des investissements dans la technologie des serres. Le secteur de la production de biens en Ontario dans son ensemble a connu une augmentation de l’emploi de 0,5 % en septembre 2026, tandis que le secteur de la production de services a diminué de 0,4 %.

Contexte historique et reprise après la pandémie

Le taux a atteint un pic de 14,0 % en juillet 2020, reflétant les fermetures économiques sévères. Depuis ce pic, le taux a considérablement diminué, atteignant un creux post-pandémique de 5,6 % en avril 2023. Cependant, le taux a recommencé à grimper plus tard en 2023 et a continué d’augmenter jusqu’en 2025, atteignant 8,9 % en septembre de cette année, ce qui était près du niveau le plus élevé observé depuis 2012, excluant la période immédiate de la pandémie. Le chemin de la reprise a été façonné par de multiples facteurs.

Le taux d’emploi dans la région élargie de Toronto, défini comme le pourcentage de la population âgée de 15 ans et plus qui est employée, était de 0,2 point de pourcentage au-dessus du taux d’avant-pandémie dans une évaluation récente. Le taux d’activité, le pourcentage de cette population qui est soit employée, soit activement à la recherche d’un emploi, était de 0,6 point de pourcentage plus élevé. Cela indique que plus de personnes sont engagées sur le marché du travail qu’avant la pandémie, ce qui peut exercer une pression à la hausse sur le taux de chômage même si le nombre d’emplois augmente. L’écart d’emploi actuel, comparant les niveaux d’emploi à la trajectoire d’avant-pandémie, est comparable à l’écart qui a persisté après la Grande Récession de 2008 et 2009.

Le taux de chômage dans la région de Toronto est descendu à 6,1 %, ce qui est 0,6 point de pourcentage de plus que le taux de février 2020. L’emploi est 3,2 % plus élevé qu’en février 2020, mais demeure 2,4 % sous la trajectoire d’avant-pandémie. La guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis a endommagé la confiance des entreprises et freiné l’embauche dans des industries comme la fabrication. De plus, les ménages propriétaires très endettés de Toronto sont vulnérables aux renouvellements d’hypothèques à des taux plus élevés, ce qui peut les amener à réduire leurs dépenses et ralentir l’activité économique.

Toronto Sightseeing: Captivating Sights and Stunning Skyline Views
Toronto Sightseeing: Captivating Sights and Stunning Skyline Views. Image : voxcity.com

Comparaison des taux de chômage à travers l’Ontario

Les taux de chômage varient selon les régions économiques de l’Ontario. Alors que la moyenne provinciale était de 7,0 % en septembre 2026, des zones spécifiques ont rapporté des chiffres différents. Le taux de chômage était le plus bas dans la région du Nord-Ouest de l’Ontario et le plus élevé dans la région de London selon les données non désaisonnalisées. Dans la province, seules les régions de Windsor et de Brantford avaient des taux de chômage plus élevés que celui de Toronto dans une période comparative récente. Les défis de Windsor étaient liés à sa forte exposition à la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis, tandis que Brantford a connu une croissance extrêmement forte de sa population active.

Le tableau suivant montre une comparaison des chiffres clés du chômage pour Toronto par rapport à des références plus larges. En septembre 2026, le taux de chômage à Toronto était de 6,9 %. Pour le même mois, le taux de chômage pour l’Ontario était de 7,0 %. Le taux de chômage national au Canada pour septembre 2026 était de 6,5 %. Dans une période précédente, le taux de chômage de Toronto était mesuré à 8,9 %.

RégionTaux de chômagePériodeNotes
RMR de Toronto6,9 %Septembre 2026Désaisonnalisé, en hausse de 0,1 p.p. mensuel.
Province de l’Ontario7,0 %Septembre 2026Légère hausse de 0,1 p.p. par rapport au mois précédent.
Pic de la région de Toronto14,0 %Juillet 2020Sommet induit par la pandémie.
Toronto avant la pandémie~6,1 %Février 2020Le taux actuel est 0,6 p.p. plus élevé.

Le marché du travail de Toronto fonctionne souvent dans des conditions distinctes par rapport à d’autres régions. Son statut de destination principale pour la migration crée des pressions du côté de l’offre sur le taux de chômage. Une robuste croissance démographique a entraîné une augmentation significative de la population active de Toronto. De plus, sa concentration d’industries sensibles au commerce mondial, comme la fabrication et le transport, signifie que sa situation économique peut diverger de celle des régions ayant des économies plus localisées.

Impact économique et implications plus larges

Le poids économique de Toronto fait de son taux de chômage un baromètre de la santé économique nationale. La région métropolitaine de recensement de Toronto contribue à environ 20 % du PIB total du Canada et plus de la moitié du PIB de l’Ontario. La région fournit également une part substantielle des quelque 40 % des revenus du gouvernement fédéral qui proviennent de l’Ontario. Par conséquent, une faiblesse du marché du travail de Toronto peut avoir des effets amplifiés sur la capacité fiscale du gouvernement et la performance économique nationale. Le comportement des consommateurs lié au marché du travail a également des effets d’entraînement significatifs.

La croissance des dépenses de détail, souvent utilisée comme indicateur de la consommation globale, a été significativement plus faible à Toronto que dans le reste de l’Ontario lors de périodes récentes. Un facteur contributif est que les ménages propriétaires très endettés de Toronto sont particulièrement vulnérables à la vague de renouvellements d’hypothèques survenant à des taux d’intérêt nettement plus élevés. Cela force les ménages à réduire leurs dépenses pour gérer des paiements de dette accrus, ce qui à son tour peut ralentir l’activité économique et freiner l’embauche dans les industries orientées vers les consommateurs. La performance des secteurs clés dicte également les résultats économiques plus larges.

Les secteurs des services financiers, des services professionnels et des technologies de l’information sont des employeurs majeurs à Toronto. Lorsque ces secteurs prospèrent, ils créent des emplois bien rémunérés et stimulent les services auxiliaires. À l’inverse, lorsque les secteurs exposés au commerce comme la fabrication peinent, les impacts négatifs se propagent au transport, à l’entreposage et aux services professionnels et techniques qui les soutiennent. Cette interconnexion signifie qu’un ralentissement dans une industrie centrale peut avoir un effet en cascade sur la situation globale du chômage dans la région métropolitaine.

Questions fréquentes

Quel est le taux de chômage actuel à Toronto ?

En septembre 2026, le taux de chômage à Toronto était de 6,9 %. Ce chiffre est désaisonnalisé et représente une hausse de 0,1 point de pourcentage par rapport au taux d’août 2026. Le taux est de 8,2 points de pourcentage sous le pic de 14,0 % enregistré en juillet 2020 pendant la pandémie. Il demeure 0,6 point de pourcentage plus élevé que le taux d’avant-pandémie observé en février 2020.

Comment le taux de chômage de Toronto se compare-t-il à celui de l’Ontario et du Canada ?

En septembre 2026, le taux de chômage de Toronto était de 6,9 %. Le taux de chômage provincial de l’Ontario pour le même mois était de 7,0 %. Le taux de chômage national canadien pour septembre 2026 était de 6,5 %. En avril d’une année précédente, le taux de chômage de Toronto était de 8,2 % alors que le taux national était de 6,9 %.

Quelles sont les principales raisons des changements dans le taux de chômage de Toronto ?

Le principal moteur a été une robuste croissance démographique et de la population active, qui a dépassé la création d’emplois. Depuis la fin de 2023, la population active de Toronto a augmenté de 4,5 %, significativement plus vite que dans le reste de l’Ontario. Plus récemment, l’élan de l’embauche s’est affaibli. Des faiblesses sectorielles spécifiques, particulièrement dans les industries exposées au commerce comme la fabrication et le transport en raison de la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis, ont également contribué au taux de chômage plus élevé.

Quels secteurs à Toronto perdent ou gagnent des emplois ?

En septembre 2026, Toronto a enregistré un gain net de 11 300 emplois, avec 1 800 nouveaux postes à temps plein et 9 500 postes à temps partiel. Les secteurs qui ont stimulé la reprise incluent les services financiers, les services professionnels, et le commerce de gros et de détail. Les secteurs perdant des emplois incluent le transport et l’entreposage, qui ont vu un déclin de 6 %, et la fabrication, qui a reculé de 2 %. L’hébergement et les services de restauration ont également perdu 8 500 emplois en septembre 2026.

Le taux de chômage de Toronto s’est-il rétabli depuis la pandémie ?

Oui, mais pas complètement. Le taux s’est considérablement rétabli depuis le pic pandémique de 14,0 % en juillet 2020. Cependant, en septembre 2026, le taux de 6,9 % est toujours 0,6 point de pourcentage plus élevé que le taux d’avant-pandémie d’environ 6,1 % de février 2020. Les niveaux d’emploi dans la région élargie sont 3,2 % plus élevés qu’en février 2020, mais demeurent 2,4 % sous la trajectoire d’avant-pandémie.

Combien d’heures dois-je avoir pour être admissible à l’AE à Toronto ?

Pour être admissible aux prestations régulières d’assurance-emploi dans la région économique de Toronto, vous devez avoir accumulé au moins 665 heures de travail assurées. Le nombre minimal de semaines pendant lesquelles les prestations régulières sont payables dans cette région est de 15 semaines. Ces seuils sont établis en fonction du taux de chômage régional. L’exigence de 665 heures est spécifique à la région économique de Toronto selon les données fournies. Ce chiffre est directement lié aux conditions locales de chômage utilisées pour les calculs de l’AE. C’est une référence clé pour les travailleurs cherchant un soutien du revenu pendant des périodes de chômage.

Sources et lectures complémentaires

  1. Toronto Employment Trends | CREA Statistics creastats.crea.ca
  2. Hogtown Blues: Toronto's Lagging Jobs Market, TD Economics economics.td.com
  3. Labour Market | Toronto Region Board of Trade bot.com
  4. Ontario, September 2026 - Job market snapshot jobbank.gc.ca

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