Le produit intérieur brut (PIB) de l'Ontario est le plus important de toutes les provinces canadiennes, représentant environ 38,5 % du total national. En 2026, le PIB ontarien a atteint 909,3 milliards de dollars, avec une croissance de 2,2 % sur la période quinquennale précédente. L'économie provinciale est très diversifiée, avec des contributions majeures des secteurs de la fabrication, de la finance et de l'immobilier. Comprendre la performance économique de l'Ontario est crucial pour évaluer la santé économique nationale, les investissements des entreprises et les conditions du marché du travail à travers le Canada.
L'ampleur et la composition de l'économie ontarienne
La production économique de l'Ontario consolide sa position de moteur de l'économie canadienne. Avec un PIB de 909,3 milliards de dollars en 2026, l'échelle économique de la province est immense. Sa part de 38,5 % du PIB national signifie que sa performance influence directement la trajectoire économique globale du Canada. L'économie ne dépend pas d'une seule industrie, mais est plutôt largement diversifiée dans plusieurs secteurs. Cette diversification offre un certain degré de stabilité, bien que certaines industries fassent face à des pressions externes importantes, notamment en raison des dynamiques du commerce international. Les plus grandes industries par revenus en Ontario sont les services bancaires commerciaux, les concessionnaires de voitures neuves et la vente en gros d'essence et de pétrole. En 2026, ces secteurs ont généré respectivement 210,4 milliards de dollars, 69,2 milliards de dollars et 58,6 milliards de dollars. Les secteurs de l'immobilier et de la location, de la finance et de l'assurance et de la fabrication ont contribué ensemble à 32,8 % du PIB provincial cette même année. Du point de vue de l'emploi, les secteurs du commerce de détail, de la fabrication et de l'hébergement et des services de restauration sont les plus importants, représentant collectivement 38,8 % de tous les emplois dans la province. Ces chiffres illustrent l'interaction complexe entre les secteurs financiers à haute valeur ajoutée et les industries de services et de fabrication à fort taux d'emploi qui définissent la structure économique de l'Ontario.

Performance économique récente et tendances trimestrielles
La croissance économique de l'Ontario a été modeste ces dernières années, avec des périodes de contraction. Le PIB réel, qui mesure la valeur de la production économique ajustée pour l'inflation, a diminué de 0,3 % au quatrième trimestre de 2025. Il s'agissait de la deuxième baisse en trois trimestres, largement attribuable à une réduction des stocks des entreprises et à une baisse de 3,5 % de l'investissement résidentiel. Ces baisses ont été partiellement compensées par des augmentations de la consommation des ménages de 0,6 % et de la consommation gouvernementale de 0,6 %, ainsi que par l'investissement gouvernemental qui a augmenté de 3,7 %. Pour l'ensemble de l'année 2025, le PIB réel a augmenté de 1,3 %, porté par une croissance des dépenses des ménages de 2,3 % et des dépenses gouvernementales de 2,9 %. Le PIB nominal, qui inclut les effets des variations de prix et est une mesure clé de l'assiette fiscale, a augmenté de 4,2 % en 2025. Cette croissance a été soutenue par une augmentation de 3,8 % du revenu du travail, une hausse de 5,8 % des bénéfices des sociétés et une augmentation de 7,6 % du revenu des entreprises non constituées en société. Les premiers indicateurs pour 2026 suggéraient un tableau mitigé, avec de fortes ventes au détail tempérées par des pertes d'emplois importantes et une activité immobilière plus lente. Le premier trimestre de 2026 a vu l'emploi diminuer de 52 900 postes, la perte trimestrielle la plus marquée depuis le début de 2009, à l'exclusion de la période pandémique. Les pertes d'emplois étaient concentrées dans le secteur privé, qui a perdu 70 400 postes, et dans les grandes industries, y compris la fabrication et les services professionnels.
Principaux défis et vents contraires économiques
L'économie ontarienne fait face à plusieurs défis structurels et conjoncturels. Le taux de chômage de la province, qui s'élevait à 7,4 % en 2026, la classait au 10e rang sur 13 provinces et territoires, restant au-dessus de la moyenne nationale. La croissance du PIB réel par habitant en Ontario n'a été en moyenne que de 0,55 % par année de 2000 à 2023, à la traîne par rapport à la moyenne de 0,91 % pour le reste du Canada. Cette stagnation à long terme de la productivité et de la production par personne a contribué à un écart de richesse croissant par rapport à de nombreuses juridictions américaines. La province est particulièrement exposée aux tensions commerciales internationales en raison de sa forte dépendance au marché américain et de ses grandes industries automobile et sidérurgique. D'autres pressions importantes incluent une faible activité de construction résidentielle et une population qui a commencé à décliner, ce qui exerce une pression à la baisse sur la main-d'œuvre. Les consommateurs fortement endettés renouvellent leurs hypothèques à des taux d'intérêt plus élevés, ce qui limite les dépenses des ménages. Du troisième trimestre de 2024 au premier trimestre de 2026, les secteurs fortement exposés au commerce avec les États-Unis, comme la fabrication, le commerce de gros et le transport, ont vu leur production diminuer d'environ 1 %. Malgré ces défis, la province a maintenu le taux d'inflation provincial le plus bas au Canada à 2,0 % en glissement annuel en 2026, comparativement à 2,6 % à l'échelle nationale, ce qui a apporté un certain soulagement pour les salaires réels. Cette inflation plus faible découlait de la baisse des loyers, d'une faible inflation des prix des maisons et de rabais dans des domaines comme les services Internet et les articles ménagers.

Analyse sectorielle et tendances de l'emploi
La répartition de l'activité économique entre les secteurs révèle à la fois des forces et des vulnérabilités. Les trois secteurs contribuant le plus au PIB de l'Ontario en 2026 étaient l'immobilier et la location, la finance et l'assurance et la fabrication, représentant ensemble 32,8 % de la production provinciale. En termes de création d'emplois, le paysage est différent. Le secteur du commerce de détail employait 872 623 personnes en 2026, tandis que la fabrication en employait 616 747 et l'hébergement et les services de restauration, 610 565. L'emploi en Ontario a augmenté à un taux annualisé de 3,2 % sur les cinq ans jusqu'en 2026, surpassant la moyenne nationale de 1,6 %. Les tendances récentes de l'emploi ont été volatiles. Le premier trimestre de 2026 a vu des pertes d'emplois majeures dans des industries spécifiques. Le secteur de la fabrication a perdu 31 100 emplois, les services professionnels et techniques en ont perdu 16 400, et le commerce de gros et de détail en a perdu 13 300. Ces pertes ont été partiellement compensées par des gains dans des secteurs comme les services de soutien aux entreprises, qui ont ajouté 11 500 emplois, les soins de santé et l'assistance sociale qui en ont ajouté 3 700, et l'administration publique qui en a ajouté 3 100. La main-d'œuvre elle-même s'est contractée fortement de 71 300 personnes au début de 2026, la plus forte baisse jamais enregistrée à l'exclusion de la pandémie, alors que des personnes quittaient le marché du travail. Tous les principaux groupes d'âge ont subi des pertes d'emplois, l'emploi des jeunes diminuant de 33 400 postes. Ce tableau complexe de l'emploi souligne la nature changeante de la base économique de l'Ontario.
Signes encourageants et forces potentielles
Malgré des vents contraires importants, plusieurs indicateurs positifs suggèrent des zones de résilience potentielle. L'abordabilité du logement en Ontario s'est améliorée depuis le troisième trimestre de 2023, portée par la baisse des prix, la diminution des taux d'intérêt et la hausse des revenus des ménages. Cette amélioration a soutenu un élan modeste sur les marchés de la revente immobilière et pourrait contribuer positivement aux futurs investissements résidentiels et à la croissance du PIB. Les industries autres que celles fortement exposées au commerce avec les États-Unis se sont relativement bien maintenues. Du troisième trimestre de 2024 au premier trimestre de 2026, le PIB, à l'exclusion de la fabrication, du commerce de gros et du transport, a augmenté de 1,3 % en taux annualisé. Même au sein du secteur de la fabrication, mal en point, il y a des signes d'ajustement. En mai 2026, les ventes nominales de fabrication sont passées à 33 milliards de dollars, leur niveau le plus élevé depuis 2023, portées par le secteur des transports. La part des expéditions nominales vers des marchés autres que les États-Unis est passée à environ 35 % en 2026 contre environ 20 % en 2024, indiquant une diversification des marchés d'exportation, bien qu'une grande partie de cela découle des exportations d'or bénéficiant de prix plus élevés. Les enquêtes de la Banque du Canada suggèrent que les entreprises des industries exposées au commerce se sont adaptées au contexte plus difficile, ce qui pourrait signifier que les pires impacts sont derrière nous.

Analyse comparative avec d'autres juridictions
Comparée à l'échelle internationale, la production économique par personne de l'Ontario est à la traîne derrière la plupart des États américains. Sur la base des données de 2024 ajustées pour la parité de pouvoir d'achat, le PIB par habitant de l'Ontario était de 65 000 $ US. Cela plaçait la province au 48e rang sur 60 États américains et provinces canadiennes, ce qui signifie que les Ontariens sont en moyenne plus pauvres que les résidents de 43 États américains, y compris la Louisiane, le Nebraska et le Missouri. L'écart de richesse entre le Canada et les États-Unis est maintenant plus grand qu'à tout moment depuis la Seconde Guerre mondiale. Parmi les provinces canadiennes, la production par habitant de l'Ontario est plus élevée que celle du Québec (60 100 $ US) et du Manitoba (56 500 $ US), mais inférieure aux chiffres des principaux États américains comme New York (116 900 $ US), le Massachusetts (109 100 $ US) et Washington (107 600 $ US). Le tableau ci-dessous montre le PIB par habitant pour certaines provinces canadiennes et États américains en 2024, fournissant une comparaison claire de la production économique ajustée pour le coût de la vie et les taux de change.
| Juridiction | PIB par habitant (2024, PPA USD) | Rang (sur 60) |
|---|---|---|
| New York (État) | 116 900 $ | 1 |
| Colombie-Britannique | 66 400 $ | 46 |
| Ontario | 65 000 $ | 48 |
| Québec | 60 100 $ | 55 |
| Manitoba | 56 500 $ | 56 |
| Nouveau-Brunswick (Province) | Moins de 56 500 $ | 60 (dernier) |
Ce désavantage comparatif découle de décennies de croissance de la productivité plus lente au Canada par rapport aux États-Unis. De 1981 à 2024, la productivité canadienne a augmenté de 61 %, tandis que la productivité américaine a augmenté d'environ 127 %. Au cours de la dernière décennie seulement, la productivité du Canada n'a augmenté que de 0,3 %. La dernière fois que la productivité du Canada a légèrement dépassé celle de l'Amérique remonte au début des années 2000. Cette tendance à long terme a des implications fondamentales pour les salaires, le niveau de vie et la compétitivité économique.
Revenus, investissements et économie des ménages
Le revenu généré au sein de l'économie ontarienne est réparti entre plusieurs catégories. En 2025, le revenu du travail a augmenté de 3,8 %, les bénéfices des sociétés ont augmenté de 5,8 % et le revenu des entreprises non constituées en société a augmenté de 7,6 %. Toutes les autres sources de revenus ont augmenté de 3,2 % cette année-là. Les tendances du revenu disponible sont un indicateur clé de la force financière des ménages et de la demande globale dans l'économie. Les modèles d'investissement révèlent des zones de force et de faiblesse. L'investissement en construction non résidentielle était de 3,2 milliards de dollars en 2026, classant l'Ontario au 8e rang parmi les provinces. Pour l'année 2025, l'investissement non résidentiel a augmenté de 2,2 %, et les dépenses en capital du gouvernement ont connu une forte croissance de 7,0 %. Cependant, ces gains ont été compensés par des baisses importantes dans d'autres domaines. L'investissement résidentiel a diminué de 4,1 % en 2025, et l'investissement en machines et équipements a chuté de 5,8 %. Les exportations ont également diminué de 0,6 % cette année-là, reflétant les défis du commerce international. Ces chiffres d'investissement mettent en lumière les priorités changeantes et les contraintes au sein de l'économie provinciale.
Sources des données économiques et mesures
Les données officielles sur le PIB de l'Ontario proviennent de plusieurs sources gouvernementales clés. L'évaluation complète principale est les Comptes économiques de l'Ontario (CEO), produits par le ministère des Finances de l'Ontario et publiés environ quatre mois après la fin de chaque trimestre. Les CEO pour le quatrième trimestre de 2025 ont été publiés le 10 avril 2026. Ce rapport fournit des données détaillées sur le PIB réel et nominal, décomposant les contributions de la consommation, de l'investissement, des dépenses gouvernementales et du commerce net. En plus des CEO, Statistique Canada produit de nombreux indicateurs économiques mensuels qui offrent des informations plus opportunes sur la performance de l'Ontario. Ces indicateurs incluent les chiffres de l'emploi, les ventes au détail, les ventes de fabrication et les mises en chantier, généralement publiés un à deux mois après la collecte des données. Les analystes et les décideurs utilisent cette combinaison de comptes trimestriels complets et de données mensuelles à plus haute fréquence pour surveiller les tendances économiques. Les concepts clés incluent le PIB réel (ajusté pour l'inflation), le PIB nominal (incluant les variations de prix) et le PIB par habitant (production totale divisée par la population). Comprendre ces différentes mesures est essentiel pour interpréter avec précision la santé économique et la trajectoire de la province. La mesure par habitant a fait l'objet de débats, surtout pendant les périodes de forte immigration, car il peut s'écouler du temps avant que les nouveaux résidents ne s'intègrent pleinement à la main-d'œuvre et ne contribuent à la productivité.
Questions fréquentes
Comment le PIB de l'Ontario a-t-il évolué ces dernières années ?
Le PIB réel de l'Ontario a augmenté de 1,3 % en 2025, mais a contracté de 0,3 % au quatrième trimestre de cette année. Sur la période quinquennale jusqu'en 2026, le PIB de la province a augmenté de 2,2 %. Le PIB nominal, qui inclut les variations de prix, a augmenté de 4,2 % en 2025. La croissance a été modeste et inégale, avec une faiblesse particulière dans l'investissement résidentiel, qui a chuté de 4,1 % en 2025, et dans les exportations, qui ont diminué de 0,6 %.
Quelle est la situation actuelle de l'emploi en Ontario ?
En 2026, les entreprises en Ontario employaient 5 466 372 personnes, avec un taux de chômage de 7,4 %. L'emploi a augmenté à un taux annualisé de 3,2 % sur les cinq ans jusqu'en 2026. Cependant, le premier trimestre de 2026 a vu une perte significative de 52 900 emplois, avec des baisses importantes dans les secteurs de la fabrication, des services professionnels et du commerce. La main-d'œuvre s'est contractée de 71 300 personnes ce trimestre-là, la baisse la plus marquée jamais enregistrée à l'exclusion de la pandémie.
Quels sont les principaux défis et forces de l'économie ontarienne ?
Le chômage en Ontario reste bien au-dessus de la moyenne nationale. La province est dans la ligne de mire des tarifs douaniers, en raison de sa forte dépendance au marché américain et des grandes industries sidérurgique et automobile de l'Ontario. Parallèlement, la construction résidentielle est faible et les consommateurs fortement endettés renouvellent une autre vague d'hypothèques à des taux d'intérêt plus élevés. L'Ontario a le taux d'inflation provincial le plus bas du pays à 2,0 %, contre 2,6 % à l'échelle nationale. Le taux d'inflation plus modéré de l'Ontario s'est traduit par une hausse des salaires réels ajustés pour l'inflation. La part des expéditions nominales vers des marchés autres que les États-Unis est passée à environ 35 % jusqu'à présent en 2026 contre environ 20 % en 2024, soutenant un récit de diversification.
Quel est le PIB de l'Ontario et sa part de l'économie canadienne ?
Le produit intérieur brut (PIB) de l'Ontario était de 909,3 milliards de dollars en 2026. La province génère environ 38,5 % du PIB total du Canada, ce qui en fait la plus grande économie du pays. Pour l'année 2025, le PIB nominal de l'Ontario a augmenté de 4,2 %, reflétant des gains dans le revenu du travail et les bénéfices des sociétés. La population de l'Ontario était de 16 534 547 habitants en 2026, ayant augmenté à un taux annualisé de 2,2 % au cours des cinq années précédentes. Le PIB réel de la province a augmenté de 1,3 % en 2025, porté par des augmentations des dépenses des ménages et du gouvernement.
Quelles sont les plus grandes industries de l'économie ontarienne ?
Les plus grandes industries par revenus en Ontario sont les services bancaires commerciaux, les concessionnaires de voitures neuves et la vente en gros d'essence et de pétrole, qui ont généré respectivement 210,4 milliards de dollars, 69,2 milliards de dollars et 58,6 milliards de dollars en 2026. Les secteurs de l'immobilier et de la location, de la finance et de l'assurance et de la fabrication ont contribué le plus au PIB provincial, représentant ensemble 32,8 %. Les plus grands employeurs sont le gouvernement de l'Ontario, la Banque Royale du Canada et TD Bank N A, qui employaient respectivement 225 597, 56 260 et 56 050 personnes en 2026. En 2026, les entreprises en Ontario employaient un total de 5 466 372 personnes.
Comment le PIB par habitant de l'Ontario se compare-t-il aux États américains ?
Les Ontariens sont en moyenne plus pauvres que les Américains de 43 États, y compris la Louisiane, selon les données du PIB par habitant. L'Ontario s'est classé 48e sur 60 États américains et provinces canadiennes en 2024. La croissance du PIB réel par habitant en Ontario n'a été en moyenne que de 0,55 % par année de 2000 à 2023, comparativement à 0,91 % dans le reste du Canada. La croissance stagnante du PIB du Canada a conduit à un écart de richesse croissant avec les États-Unis, qui est maintenant plus grand qu'à tout moment depuis la Seconde Guerre mondiale. Cette performance place l'Ontario et le Québec près du bas de la liste, loin derrière de nombreux États américains.
Sources et lectures complémentaires
- Ontario Economic Trends, Stats & Rankings ibisworld.com
- Ontario gross domestic product, Open Government Portal open.canada.ca
- Ontario's Economy: Green Shoots Beneath the Gloom economics.td.com
- Ontario Economic Monitor: October 2025 to March 2026 fao-on.org
- Ontario and Quebec are poorer than Louisiana and 42 ... thehub.ca
Cet article explique le fonctionnement des choses et ne constitue pas un conseil financier, fiscal ou juridique. Les règles, plafonds et taux changent, vérifiez donc les chiffres à jour auprès de l'Agence du revenu du Canada, de votre province ou de votre institution financière avant d'agir.