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L'assurance-maladie au Canada : le système public de santé

e2gold.ca · wiki · mis à jour le 31 octobre 2026 · 8 min de lecture

L'assurance-maladie est le nom informel du système de santé public à payeur unique du Canada, financé par l'État. Il offre une couverture universelle pour les services médicaux et hospitaliers jugés médicalement nécessaires à tous les résidents canadiens admissibles, financée principalement par les recettes fiscales générales. Le système est administré par les provinces et les territoires dans le respect des normes nationales établies par la Loi canadienne sur la santé du gouvernement fédéral. Bien qu'il soit une source de fierté nationale, la couverture de l'assurance-maladie varie selon les régions et exclut de nombreux services comme les soins dentaires de routine et les médicaments d'ordonnance en milieu ambulatoire.

Qu'est-ce que l'assurance-maladie et comment fonctionne-t-elle?

L'assurance-maladie désigne le réseau canadien de régimes d'assurance-santé provinciaux et territoriaux qui offrent collectivement une couverture de santé publique universelle. Le système est décrit comme étant financé par l'État et offert par le secteur privé, ce qui signifie que le gouvernement paie pour les services assurés, mais que ceux-ci sont le plus souvent fournis par des praticiens privés et des hôpitaux à but non lucratif. La règle fondamentale est que toutes les personnes assurées ont droit de recevoir des services hospitaliers et médicaux médicalement nécessaires sans aucune quote-part ou frais d'utilisation directs. Les services médicalement nécessaires ne sont pas définis dans la Loi canadienne sur la santé, mais sont déterminés par chaque province en consultation avec les professionnels de la santé. Environ 70 % des dépenses totales en soins de santé au Canada proviennent de sources publiques, le reste étant payé par l'assurance privée et les paiements directs. Le système couvre publiquement environ 99 % des services médicaux et 90 % des soins hospitaliers, mais d'importantes lacunes existent pour les services en dehors des hôpitaux et des cabinets de médecins.

L'admissibilité à l'assurance-maladie est basée sur la résidence provinciale ou territoriale. Chaque juridiction fixe ses propres exigences minimales de résidence, comme la règle de l'Ontario qui exige qu'une personne soit physiquement présente dans la province pendant 153 jours sur une période de 12 mois. La couverture est universelle pour les résidents admissibles, quel que soit leur niveau de revenu. Une fois admissible, une personne reçoit une carte d'assurance-maladie provinciale qu'elle présente pour accéder aux services couverts. Le système est financé par le Transfert canadien en matière de santé, par lequel le gouvernement fédéral verse des fonds provenant des recettes fiscales générales aux provinces et aux territoires. Certaines provinces facturent également des primes annuelles d'assurance-maladie, qui sont en fait des impôts puisqu'elles ne sont pas liées à l'utilisation des services.

La prestation des soins implique un mélange d'entités. La plupart des médecins sont des entreprises privées autonomes qui facturent le régime d'assurance provincial selon le principe du paiement à l'acte. Les hôpitaux sont en grande partie des organismes à but non lucratif, dont plusieurs ont des liens historiques avec des groupes religieux ou caritatifs. Au cours des dernières décennies, certaines provinces ont regroupé les conseils d'administration des hôpitaux en autorités sanitaires régionales. Les services fournis par des non-médecins, comme les physiothérapeutes ou les laboratoires de diagnostic, sont couverts s'ils sont fournis dans un hôpital, mais la couverture varie considérablement si ces mêmes services sont obtenus dans la communauté. Cela crée un système disparate où le lieu de traitement peut déterminer si un patient paie de sa poche.

Online Doctor in Fort McMurray | TelePlus Care
Online Doctor in Fort McMurray | TelePlus Care. Image : TelePlus Care

Les cinq principes de la Loi canadienne sur la santé

La Loi canadienne sur la santé de 1984 a consolidé la législation antérieure et établi les cinq principes fondamentaux que tous les régimes d'assurance-santé provinciaux et territoriaux doivent respecter pour recevoir le financement fédéral intégral. Ces principes sont conçus pour assurer une norme de couverture uniforme à l'échelle du pays tout en permettant une administration régionale. Le premier principe est l'administration publique, qui exige que le régime d'assurance soit administré et exploité à but non lucratif par une autorité publique responsable devant le gouvernement provincial ou territorial. Le deuxième est l'intégralité, qui oblige les régimes provinciaux à assurer tous les services médicalement nécessaires fournis par les hôpitaux et les médecins.

Le troisième principe est l'universalité, qui garantit que tous les résidents d'une province ou d'un territoire ont accès au régime public d'assurance-santé et aux services assurés selon des conditions uniformes. Le quatrième est la transférabilité, qui assure que les résidents demeurent couverts lorsqu'ils voyagent ou déménagent au Canada, et pour une période limitée lorsqu'ils sont temporairement à l'étranger. Le dernier principe est l'accessibilité, qui exige que les personnes assurées aient un accès raisonnable et uniforme aux services de santé assurés, sans obstacles financiers ou autres. Ce principe vise à empêcher les fournisseurs de facturer des frais supplémentaires aux patients pour les services assurés. Si une province permet de tels surfacturations ou frais d'utilisation, son transfert fédéral en espèces est réduit dollar pour dollar.

History of Medicare in Canada · Canadian Doctors for Medicare sur YouTube

Histoire et développement de l'assurance-maladie

Avant la Seconde Guerre mondiale, les soins de santé au Canada étaient presque entièrement financés et offerts par le secteur privé, seuls quelques services limités pour les indigents étant financés par les gouvernements locaux. Les difficultés économiques de la dépression des années 1930 ont laissé de nombreux Canadiens incapables de se payer des soins médicaux, entraînant des maladies et des décès évitables. Ce contexte a préparé le terrain pour l'intervention gouvernementale. La première percée majeure est survenue au niveau provincial en 1947, lorsque le gouvernement de la Saskatchewan, dirigé par le premier ministre Tommy Douglas et la Fédération du Commonwealth coopératif, a introduit le Saskatchewan Hospital Services Plan, le premier programme universel d'assurance-hospitalisation en Amérique du Nord.

Le gouvernement fédéral est entré dans le domaine avec la Loi sur l'assurance-hospitalisation et les services diagnostiques en 1957, sous l'impulsion du ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, Paul Martin père. Cette loi offrait de partager la moitié des coûts avec les provinces qui établissaient des régimes publics d'assurance-hospitalisation. Dès 1961, toutes les provinces avaient de tels régimes. La prochaine expansion majeure a été celle des soins médicaux. En 1962, la Saskatchewan a mis en œuvre la Loi sur l'assurance-maladie de la Saskatchewan, couvrant les services médicaux en dehors des hôpitaux. Cette mesure a été farouchement opposée par de nombreux médecins, qui ont déclenché une grève de trois semaines, mais le gouvernement a tenu bon.

La poussée pour un système national a été défendue par le rapport de 1964 de la Commission royale d'enquête sur les services de santé, présidée par le juge de la Cour suprême Emmett Hall. La commission a recommandé un financement fédéral pour un régime national d'assurance-maladie. À la suite de cela, la Loi sur les soins médicaux fédérale a été adoptée en 1966 sous le premier ministre Lester Pearson et le ministre de la Santé Allan MacEachen, avec le soutien crucial du chef du NPD, Tommy Douglas. Cette loi prévoyait le partage des coûts pour les régimes provinciaux de soins médicaux. Dès 1972, chaque province et territoire avait mis en œuvre un régime couvrant à la fois les services hospitaliers et médicaux. Ces deux lois ont ensuite été fusionnées dans la Loi canadienne sur la santé en 1984, qui a officialisé les cinq principes régissant le système aujourd'hui.

  • 1947 : La Saskatchewan introduit le premier régime universel d'assurance-hospitalisation.
  • 1957 : Adoption de la Loi fédérale sur l'assurance-hospitalisation et les services diagnostiques.
  • 1961 : Toutes les provinces ont une assurance-hospitalisation publique.
  • 1962 : Début du régime d'assurance-maladie de la Saskatchewan pour les médecins.
  • 1964 : Le rapport de la commission Hall recommande une assurance-maladie nationale.
  • 1966 : Adoption de la Loi fédérale sur les soins médicaux.
  • 1972 : Toutes les provinces ont une assurance-maladie.
  • 1984 : La Loi canadienne sur la santé entre en vigueur.
New Research Suggests Women Shoulder the Hidden Labour of Navigating  Healthcare: Blue Cross Women's Health Study | Manitoba Blue Cross
New Research Suggests Women Shoulder the Hidden Labour of Navigating Healthcare: Blue Cross Women's Health Study | Manitoba Blue Cross. Image : Manitoba Blue Cross

Services couverts et lacunes notables

La couverture de base de l'assurance-maladie concerne les services médicalement nécessaires fournis dans un hôpital ou par un médecin. Cela comprend les visites chez le médecin de famille, les consultations de spécialistes, les traitements aux urgences, la plupart des chirurgies et les tests diagnostiques comme les radiographies et les analyses sanguines effectués dans ces contextes. La couverture hospitalière comprend les soins infirmiers aux patients hospitalisés, les médicaments nécessaires et l'hébergement dans une chambre commune standard. Cependant, le système présente des lacunes importantes et bien connues dans la couverture des services qui ne relèvent pas de l'hôpital ou du cabinet du médecin, ce qui entraîne une forte dépendance au financement privé dans ces domaines.

La plus grande lacune historique a été celle des médicaments d'ordonnance en milieu ambulatoire. Contrairement aux médicaments hospitaliers, les médicaments pris à domicile n'ont pas été universellement couverts. La Loi canadienne sur la santé n'exige la couverture que pour les produits pharmaceutiques administrés aux patients hospitalisés. Chaque province a développé son propre système disparate de régimes d'assurance-médicaments, souvent limités aux aînés et aux bénéficiaires de l'aide sociale. Cela a changé en 2024 avec l'adoption d'une loi nationale sur l'assurance-médicaments, qui a reçu la sanction royale le 10 octobre 2024. La première phase crée un système à payeur unique pour les contraceptifs et les médicaments pour le diabète, avec une agence gouvernementale chargée d'identifier les ajouts futurs. La Colombie-Britannique a été la première province à adhérer au nouveau programme.

Les autres services majeurs non couverts par le cadre national de l'assurance-maladie comprennent les soins dentaires de routine pour les adultes, les soins oculaires de routine pour les adultes, la physiothérapie et les services chiropratiques en dehors d'un hôpital, les services d'ambulance dans de nombreuses provinces et les consultations psychologiques. Les provinces ont la possibilité de couvrir certains de ces services, ce qui entraîne des variations considérables. Par exemple, le Québec offre une couverture dentaire pour les enfants de moins de 10 ans et couvre de nombreuses chirurgies buccales pour tous les résidents. La plupart des Canadiens dépendent de l'assurance privée offerte par leur employeur ou de paiements directs pour accéder à ces services exclus, ce qui crée des inégalités basées sur l'emploi et le revenu.

Financement et structure financière

Le système d'assurance-maladie du Canada est financé par une combinaison de taxation fédérale et provinciale. Le principal mécanisme fédéral est le Transfert canadien en matière de santé, un transfert en bloc versé aux provinces et aux territoires à partir des recettes générales du gouvernement fédéral. Ce financement n'est pas affecté à des fins spécifiques, mais est conditionnel au respect par les provinces des principes de la Loi canadienne sur la santé. Le transfert représente une part importante du soutien fédéral aux budgets de santé provinciaux. Les provinces et les territoires sont responsables de la gestion et de la prestation des services de santé, et ils financent leur part par le biais de leurs propres pouvoirs de taxation, qui comprennent les impôts sur le revenu provinciaux, les taxes de vente et, dans certains cas, des primes spécifiques d'assurance-maladie.

La structure financière est classée par l'OCDE comme un système financé par l'impôt, par opposition à un modèle d'assurance sociale. Environ 70 % des dépenses totales de santé au Canada proviennent de sources de financement publiques. Ces dépenses privées concernent en grande partie les services non couverts par l'assurance-maladie, comme les médicaments, les soins dentaires et les soins de la vue. La proportion de financement public varie considérablement selon le type de service. Alors que les soins médicaux et hospitaliers sont en grande majorité financés par le secteur public, des domaines comme les soins dentaires sont presque entièrement financés par le secteur privé.

Domaine de servicePart approximative du financement public
Services médicaux99 %
Soins hospitaliers90 %
Dépenses totales de santé70 %
Médicaments d'ordonnanceVarie selon la province. Part privée importante
Soins dentairesPresque entièrement privés

Le partage des coûts avec les patients est interdit pour les services assurés. Les Canadiens ne paient pas de frais au point de service pour consulter un médecin ou pour un séjour hospitalier médicalement nécessaire. C'est une caractéristique clé qui distingue l'assurance-maladie canadienne de nombreux autres systèmes. Cependant, l'interdiction des frais d'utilisation ne s'applique qu'aux services jugés médicalement nécessaires et assurés par la province. Pour tous les services non assurés, les patients assument l'intégralité des coûts, à moins qu'ils n'aient une assurance privée complémentaire ou qu'ils ne soient admissibles à un programme provincial limité.

Canadians seeing more doctors after hours but electronic medical-record use  lags behind | CBC News
Canadians seeing more doctors after hours but electronic medical-record use lags behind | CBC News. Image : CBC

Débats actuels et défis systémiques

Malgré un large soutien public, l'assurance-maladie fait face à des débats continus et à des pressions importantes. Un défi majeur est l'accès rapide aux soins. Les temps d'attente pour les consultations de spécialistes, l'imagerie diagnostique et les chirurgies non urgentes sont une préoccupation persistante et varient selon les régions. Les adultes à faible revenu sont plus susceptibles de rencontrer des obstacles financiers pour accéder aux services non assurés et d'attendre plus longtemps pour des rendez-vous nécessaires. Il existe également des inégalités de santé prononcées, comme en témoignent les écarts d'espérance de vie d'environ 11 ans pour les Inuits, 10 ans pour les membres des Premières Nations et 5 ans pour les Métis par rapport à la population non autochtone.

L'offre de médecins est inégalement répartie, avec un écart relativement important entre les zones urbaines et rurales par rapport à d'autres pays de l'OCDE. Cela crée des problèmes d'accès pour les communautés éloignées. Un autre débat majeur porte sur la portée de l'assurance-maladie. Les défenseurs militent depuis longtemps pour étendre la couverture publique à des domaines comme l'assurance-médicaments, les soins dentaires et les soins de longue durée. La législation de 2024 sur l'assurance-médicaments représente une étape majeure dans cette expansion, mais sa mise en œuvre complète dans toutes les provinces est encore en cours. Il y a aussi des controverses autour de l'inclusion de nouveaux médicaments coûteux dans les formulaires provinciaux et des règles d'accès exceptionnel aux médicaments non approuvés.

Le rôle du financement et de la prestation privés est perpétuellement controversé. Bien que la Loi canadienne sur la santé assure le paiement public pour les services de base, la prestation est principalement privée. Certains plaident pour permettre un système privé parallèle plus important pour réduire les temps d'attente dans le système public, tandis que d'autres soutiennent que cela saperait le principe d'accès basé sur les besoins, et non sur la richesse, du système public. Enfin, le vieillissement de la population et la hausse des coûts de la technologie médicale exercent une pression continue sur les finances publiques, suscitant des discussions sur des modèles de financement durables et la nécessité d'innover dans la prestation des soins primaires et intégrés.

Questions fréquentes

Qui a lancé l'assurance-maladie au Canada?

Le développement de l'assurance-maladie est attribué à plusieurs figures clés. L'ancien premier ministre de la Saskatchewan, Tommy Douglas, souvent appelé le « père de l'assurance-maladie », a introduit le premier régime universel d'assurance-hospitalisation en Amérique du Nord en 1947. Au niveau fédéral, les premiers ministres John Diefenbaker, qui a nommé la commission Hall, et Lester Pearson, qui a fait adopter la Loi sur les soins médicaux en 1966, ont joué des rôles cruciaux. Les ministres fédéraux de la Santé comme Paul Martin père, Judy LaMarsh et Allan MacEachen ont également été déterminants dans l'adoption de la législation par le Parlement.

Que couvre l'assurance-maladie au Canada?

L'assurance-maladie couvre tous les services médicalement nécessaires fournis dans un hôpital ou par un médecin. Cela comprend les visites chez votre médecin de famille, les consultations de spécialistes, les traitements aux urgences, la chirurgie, les séjours à l'hôpital dans une chambre commune standard et les tests diagnostiques comme les radiographies et les analyses de laboratoire. Elle ne couvre pas automatiquement les médicaments d'ordonnance en milieu ambulatoire, les soins dentaires de routine, les examens de la vue de routine pour les adultes, la physiothérapie en dehors d'un hôpital, les services d'ambulance ou les consultations psychologiques. La couverture de ces services exclus varie selon la province.

Les soins de santé sont-ils vraiment gratuits au Canada?

Les soins de santé sont gratuits au point de service pour tous les soins hospitaliers et médicaux assurés et médicalement nécessaires. Les Canadiens ne paient pas de frais lorsqu'ils consultent un médecin ou reçoivent un traitement hospitalier. Cependant, les soins de santé sont financés par les impôts aux niveaux fédéral et provincial. Pour les services non couverts par l'assurance-maladie, comme les médicaments d'ordonnance, les soins dentaires et les lunettes, les Canadiens doivent payer de leur poche ou par le biais d'une assurance privée, donc ce n'est pas gratuit pour tous les besoins de santé.

Comment l'assurance-maladie est-elle financée?

L'assurance-maladie est principalement financée par l'impôt. Le gouvernement fédéral perçoit des impôts et transfère de l'argent aux provinces et aux territoires par le biais du Transfert canadien en matière de santé. Les provinces et les territoires utilisent cet argent, ainsi que leurs propres recettes fiscales provenant de sources comme l'impôt sur le revenu et les taxes de vente, pour financer leurs régimes d'assurance-santé. Certaines provinces facturent également des primes spécifiques d'assurance-maladie. Globalement, environ 70 % de toutes les dépenses de santé au Canada proviennent de ces sources de financement public.

Puis-je utiliser ma carte d'assurance-maladie dans une autre province?

Oui, vous pouvez utiliser votre carte d'assurance-maladie provinciale dans une autre province en raison du principe de transférabilité de la Loi canadienne sur la santé. Ce principe garantit que toutes les personnes assurées ont droit à une couverture pendant leur absence temporaire de leur province d'origine ou du Canada. Votre couverture s'appliquera pour les services hospitaliers et médicaux médicalement nécessaires selon des conditions similaires à celles de votre province d'origine. Cependant, les détails spécifiques et la durée de la couverture, surtout pour les voyages à l'étranger, peuvent varier d'une province à l'autre. Dans certains cas, vous devrez peut-être payer les services d'avance et demander un remboursement à votre province d'origine par la suite. Ce système assure que les résidents ont un accès continu aux soins lorsqu'ils déménagent ou voyagent à l'intérieur du pays.

Qu'est-ce que la Loi canadienne sur la santé?

La Loi canadienne sur la santé est la législation fédérale adoptée en 1984 qui établit les normes nationales pour le système d'assurance-santé public du Canada. Elle a fusionné la Loi sur l'assurance-hospitalisation et les services diagnostiques de 1957 et la Loi sur les soins médicaux de 1966. La Loi établit cinq principes fondamentaux que les provinces doivent suivre pour recevoir le financement fédéral : administration publique, intégralité, universalité, transférabilité et accessibilité. Elle oblige les provinces à offrir une couverture universelle pour tous les services médicalement nécessaires fournis dans les hôpitaux ou par les médecins sans quote-part. La Loi permet au gouvernement fédéral de réduire les transferts financiers aux provinces qui permettent des frais d'utilisation ou des surfacturations, appliquant ainsi une norme de soins uniforme à l'échelle du pays.

Sources et lectures complémentaires

  1. Medicare (Canada) (Wikipedia) en.wikipedia.org
  2. Canada commonwealthfund.org
  3. Who started Canada's universal health care system? cma.ca
  4. The History of Public Medicare ochu.on.ca
  5. What's Covered by Medicare, FinancialNavigator cbcn.ca
  6. Medical Services Plan, Province of British Columbia gov.bc.ca

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