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Règles de retrait du REER au Canada

e2gold.ca · guide · mis à jour le 29 octobre 2026 · 10 min de lecture

Vous pouvez retirer de l’argent de votre Régime enregistré d’épargne-retraite en tout temps, pourvu qu’il ne s’agisse pas d’un régime immobilisé. Cependant, le montant retiré est ajouté à votre revenu imposable de l’année et est assujetti à un impôt de retenue immédiat. L’Agence du revenu du Canada réduit aussi de façon permanente votre droit de cotisation au REER du montant retiré. Il existe des programmes spécifiques qui permettent des retraits à imposition différée pour l’achat d’une première propriété ou pour des études à temps plein.

Les règles de base et les conséquences immédiates des retraits de REER

Retirer de l’argent d’un REER est généralement permis pour les régimes qui ne sont pas immobilisés, mais cela déclenche plusieurs conséquences financières importantes et immédiates. La règle fondamentale est que tout montant que vous retirez est considéré comme un revenu imposable dans l’année du retrait. Cela signifie que le montant total du retrait doit être déclaré dans votre déclaration d’impôt annuelle T1 Générale. Votre institution financière vous fournira un feuillet T4RSP détaillant le retrait et tout impôt retenu. Ce revenu ajouté est combiné à vos autres gains, ce qui pourrait vous faire passer à une tranche d’imposition marginale supérieure, entraînant une facture fiscale globale plus élevée que prévu. Par exemple, si vous gagnez 64 000 $ et retirez 80 000 $, l’ARC considérera votre revenu comme étant de 144 000 $ pour cette année. En plus de l’impôt sur le revenu, un impôt de retenue est déduit à la source lorsque vous effectuez le retrait. Cet impôt est envoyé directement à l’Agence du revenu du Canada par votre institution financière à titre de paiement anticipé. Il est crucial de comprendre que l’impôt de retenue est souvent insuffisant pour couvrir votre responsabilité fiscale totale sur le retrait, de sorte que vous pourriez devoir un montant supplémentaire important lorsque vous produirez votre déclaration. Une autre conséquence permanente d’un retrait de REER est la perte de droit de cotisation. L’espace de cotisation que vous avez initialement utilisé pour cet argent est perdu à jamais et ne peut être récupéré ou ajouté à votre droit existant. Enfin, les retraits précoces sacrifient l’avantage à long terme de la capitalisation à imposition différée, ce qui peut réduire considérablement votre épargne-retraite éventuelle sur plusieurs décennies.

La majorité des Canadiens sondés craignent de manquer d'argent à la retraite |  Advisor.ca
La majorité des Canadiens sondés craignent de manquer d'argent à la retraite | Advisor.ca. Image : Advisor.ca

Taux détaillés de l’impôt de retenue et différences provinciales

Lorsque vous initiez un retrait de REER, votre institution financière est tenue par la loi de retenir une partie des fonds à titre de prépaiement d’impôt. Le taux de cet impôt de retenue dépend strictement de l’ampleur de votre retrait et de votre province de résidence. Pour les résidents de toutes les provinces sauf le Québec, les taux fédéraux s’appliquent. Pour les résidents du Québec, un taux provincial différent est utilisé pour le plus petit palier de retrait. Il est important de prévoir cette réduction immédiate de l’argent liquide que vous recevez. Si vous êtes un non-résident du Canada, un taux d’impôt de retenue fixe de 25 % s’applique à tous les retraits de REER, à moins qu’une convention fiscale avec votre pays de résidence ne prévoie un taux inférieur. Cet impôt de retenue n’est généralement pas suffisant pour couvrir tous les impôts dus sur le retrait, selon vos autres sources de revenus à l’échelle mondiale.

Les provinces et territoires qui suivent le barème fédéral de l’impôt de retenue sont la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan, l’Ontario, le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, le Nunavut, Terre-Neuve-et-Labrador, l’Île-du-Prince-Édouard, le Yukon et les Territoires du Nord-Ouest. Le montant retenu est versé à l’Agence du revenu du Canada pour vous. Ce montant apparaîtra sur votre feuillet T4RSP de l’année. L’impôt de retenue agit comme un paiement provisionnel vers votre impôt sur le revenu annuel. L’impôt final que vous payez sur le retrait est déterminé par votre taux d’imposition marginal lorsque vous produisez votre déclaration d’impôt.

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Programmes de retrait à imposition différée : RAP et REE

L’Agence du revenu du Canada administre deux programmes spécifiques qui vous permettent de retirer des fonds de votre REER sans conséquences fiscales immédiates ni impôt de retenue, à condition que l’argent soit utilisé pour des fins définies et remboursé selon un calendrier strict du gouvernement. Il s’agit du Régime d’accession à la propriété et du Régime d’études à l’étranger. Dans le cadre du RAP, vous pouvez retirer jusqu’à 60 000 $ pour acheter ou construire une première habitation admissible pour vous-même ou une personne liée ayant un handicap. Vous devez être un premier acheteur tel que défini par l’ARC et un résident du Canada. Le retrait en lui-même n’est pas imposable et aucun impôt de retenue n’est appliqué. Les remboursements à votre REER commencent deux ans après l’année de votre premier retrait, et vous avez quinze ans pour les effectuer en totalité. Si vous ne faites pas le remboursement minimum requis dans une année donnée, ce montant impayé est ajouté à votre revenu imposable pour cette année. Pour les retraits effectués entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2025, la période de remboursement commence la cinquième année suivant l’année du premier retrait. L’ARC envoie un relevé annuel détaillant votre solde et le paiement minimum dû.

Le Régime d’études à l’étranger permet des retraits pour financer des études ou une formation à temps plein pour vous-même ou votre conjoint ou conjoint de fait. Vous pouvez retirer jusqu’à 10 000 $ par année civile, avec un maximum à vie de 20 000 $. Vous pouvez effectuer des retraits pour couvrir quatre années d’apprentissage, qui n’ont pas besoin d’être consécutives. Vous devez commencer à rembourser les retraits à partir de cinq ans après l’année de votre premier retrait, et vous avez ensuite jusqu’à dix ans pour compléter les remboursements. Comme pour le RAP, tout remboursement minimum manqué est ajouté à votre revenu pour cette année. Pour les deux programmes, l’Agence du revenu du Canada vous enverra un relevé annuel de compte décrivant votre solde, les paiements effectués et le paiement minimum requis pour l’année suivante. Ces programmes permettent d’accéder à l’épargne sans pénalité fiscale, mais ils exigent un remboursement discipliné pour éviter de créer une responsabilité fiscale future. Le défaut de remboursement convertit le solde impayé en un retrait imposable ordinaire.

Un couple à court de ses objectifs de retraite avec un portefeuille de 2,1 millions de dollars
Un couple à court de ses objectifs de retraite avec un portefeuille de 2,1 millions de dollars. Image : Yahoo! Finance Canada

Maturité obligatoire du REER et options de revenu de retraite à 71 ans

Vous devez cesser de cotiser à votre REER au plus tard le 31 décembre de l’année où vous atteignez 71 ans. C’est la date de maturité de votre REER, et vous devez choisir l’une des trois options pour les fonds de votre régime avant cette échéance. Le choix le plus courant est de convertir votre REER en un Fonds enregistré de revenu de retraite. Un FERR fournit un flux régulier de revenu de retraite, et vous devez retirer un pourcentage minimum de la valeur marchande du fonds chaque année, à partir de l’année suivant l’établissement du FERR. Le montant de retrait minimum est basé sur votre âge ou celui de votre conjoint. Les retraits d’un FERR sont pleinement imposables comme revenu dans l’année de réception. Il est important de noter qu’aucun impôt de retenue n’est appliqué sur le retrait minimum obligatoire, mais tout montant retiré au-delà du minimum est assujetti aux taux d’impôt de retenue standard du REER. Votre deuxième option est d’utiliser l’épargne du REER pour acheter une rente viagère ou une rente à terme certain auprès d’une compagnie d’assurance. Cela fournit un flux de revenu garanti pour une période déterminée ou à vie. Aucun impôt de retenue n’est appliqué lors de l’utilisation des fonds du REER pour acheter la rente, mais les paiements réguliers de rente que vous recevez sont pleinement imposables comme revenu dans l’année où vous les recevez.

La troisième option est de retirer l’intégralité du solde du REER sous forme de somme forfaitaire. Ce montant serait pleinement imposable comme revenu cette année-là et serait assujetti à l’impôt de retenue au moment du retrait. Cette option entraîne souvent une très grosse facture fiscale, car la somme totale pourrait faire passer votre revenu dans la tranche d’imposition la plus élevée, annulant la valeur du crédit d’impôt pour cotisation initial. Une fois que vous convertissez un REER en FERR, vous ne pouvez pas le reconvertir en REER. Un risque clé avec un FERR est que vos rendements d’investissement pourraient ne pas dépasser votre taux de retrait, ce qui pourrait conduire à épuiser votre épargne si vous vivez longtemps. Chacune de ces options de maturité a des implications fiscales distinctes et des effets à long terme sur votre sécurité de revenu de retraite. La décision devrait être basée sur votre besoin de revenu garanti, de flexibilité et de gestion fiscale.

Règles spéciales pour les REER conjoints et les désignations de bénéficiaires

Plusieurs situations spécifiques nécessitent une attention particulière lorsqu’il s’agit de retraits de REER, notamment concernant les régimes conjoints et les désignations de bénéficiaires. Si vous avez un REER conjoint, où vous êtes le cotisant et votre conjoint est le rentier, les retraits ne peuvent être effectués que par le rentier. Cependant, une règle d’attribution critique s’applique. Si vous avez cotisé à ce REER conjoint dans l’année civile du retrait ou dans les deux années civiles précédentes, le montant du retrait peut vous être attribué et ajouté à votre revenu imposable plutôt qu’à celui de votre conjoint. Cette règle est conçue pour empêcher le fractionnement du revenu en retirant immédiatement les fonds cotisés. Une autre considération importante est la désignation de bénéficiaires sur votre REER. Bien que vous puissiez choisir de ne pas nommer de bénéficiaire, si vous le faites, cela peut être révocable ou irrévocable. Un bénéficiaire révocable peut être changé en tout temps sans consentement. Une désignation de bénéficiaire irrévocable ne peut être modifiée ou révoquée sans la permission écrite du bénéficiaire nommé.

Si vous avez nommé quelqu’un comme bénéficiaire irrévocable, vous ne pouvez pas retirer les fonds de ce REER sans la permission de ce bénéficiaire. Cela peut créer des complications importantes si le bénéficiaire est un mineur en dessous de l’âge de la majorité provinciale, une personne ayant des déficiences cognitives ou autrement incapable de donner un consentement légal. Dans de tels cas, vous pourriez être incapable d’accéder à ces fonds ou de changer la désignation. Si vous avez fait une désignation irrévocable par erreur, vous devez parler avec votre institution financière ou un conseiller juridique pour comprendre les options, qui peuvent impliquer une demande en cour. Ces règles soulignent l’importance de comprendre la structure légale de votre REER au-delà des simples règles fiscales. Une planification adéquate peut prévenir des obstacles inattendus à l’accès à votre propre épargne.

  • Règle du REER conjoint : Les retraits par le rentier sont attribués au cotisant si des cotisations ont été faites dans l’année du retrait ou les deux années précédentes.
  • Bénéficiaire irrévocable : Ne peut être changé et son consentement est requis pour les retraits ou modifications du régime.
  • Bénéficiaire révocable : Peut être changé par le titulaire du régime en tout temps sans consentement.
  • Bénéficiaire mineur : S’il est irrévocable, le consentement de son tuteur légal peut être requis, compliquant les retraits.
Conseils de gestion financière pour les aînés en temps difficiles, PARC  Retirement Living
Conseils de gestion financière pour les aînés en temps difficiles, PARC Retirement Living. Image : PARC Retirement Living

Erreurs financières courantes et idées fausses sur les retraits de REER

De nombreux Canadiens font des erreurs coûteuses lorsqu’ils retirent de leurs REER en raison de malentendus sur les règles et les impacts à long terme. Une idée fausse primaire est que l’impôt de retenue est l’impôt final dû. En réalité, ce n’est qu’un acompte. Vous devez déclarer le retrait complet dans votre déclaration d’impôt, et selon votre revenu total et votre tranche d’imposition, vous pourriez devoir un montant supplémentaire substantiel. Cela peut créer une facture fiscale inattendue au moment de la production de la déclaration. Une autre erreur critique est de ne pas considérer la perte permanente de droit de cotisation. Une fois retiré, cet espace est perdu à jamais, limitant votre capacité future à faire des cotisations déductibles d’impôt et à abriter la croissance des investissements. Les gens négligent souvent l’effet puissant de la perte de la capitalisation à imposition différée. L’argent à l’intérieur d’un REER croît sans érosion fiscale annuelle, donc retirer des fonds des décennies avant la retraite peut entraîner un fonds de retraite considérablement plus petit.

Choisir incorrectement entre un retrait brut et net est une autre erreur pratique. Un retrait brut signifie que vous spécifiez le montant total à sortir du REER avant impôt, et vous recevez le montant net après retenue. Un retrait net signifie que vous spécifiez le montant que vous voulez recevoir après impôt, et un montant brut plus important est retiré de votre régime pour couvrir l’impôt, ce qui épuise davantage votre épargne à long terme. Certaines personnes retirent pour rembourser des dettes sans explorer des alternatives comme utiliser un Compte d’épargne libre d’impôt ou restructurer leur budget, sans réaliser le coût effectif élevé du retrait de REER dû aux impôts et à la croissance perdue. Enfin, ne pas planifier les remboursements obligatoires dans le cadre du RAP ou du REE peut transformer un prêt à imposition différée en un événement imposable, ajoutant au revenu d’une année future. Comprendre ces pièges est essentiel pour prendre des décisions financières éclairées.

  • Erreur : Croire que l’impôt de retenue est votre seule obligation fiscale.
  • Erreur : Ignorer la perte permanente de droit de cotisation au REER.
  • Erreur : Sous-estimer l’impact de la perte de capitalisation à imposition différée dans le temps.
  • Erreur : Confondre les demandes de retrait brut et net avec votre institution financière.
  • Erreur : Retirer pour des dettes sans considérer d’abord le CELI ou les options budgétaires.
  • Erreur : Manquer les remboursements du RAP ou du REE, faisant devenir les montants un revenu imposable.
  • Erreur : Négliger les règles d’attribution du REER conjoint lors des retraits.

L’impact financier à long terme des retraits précoces de REER

Retirer des fonds de votre REER avant la retraite a un effet négatif composé sur votre santé financière à long terme qui s’étend bien au-delà de la facture fiscale de l’année en cours. L’impact le plus immédiat est le coût fiscal, car le retrait augmente votre revenu annuel. Si vous êtes encore dans vos années de gains de pointe, ce revenu est imposé à votre taux marginal le plus élevé. Cela annule souvent la valeur de la déduction fiscale que vous avez reçue lorsque vous avez cotisé initialement, car vous payez maintenant l’impôt à un taux plus élevé que celui que vous avez économisé. Au-delà de la facture fiscale directe, vous perdez le potentiel de croissance future de cet argent. L’argent à l’intérieur d’un REER croît à imposition différée, ce qui signifie que les rendements d’investissement comme les intérêts, les dividendes et les gains en capital se composent sans être réduits par les impôts annuels. Retirer même une somme modeste des décennies avant la retraite peut entraîner un pécule de retraite considérablement plus petit.

C’est pourquoi utiliser un REER pour des besoins à court terme est généralement considéré comme inefficace par rapport à l’utilisation d’épargne non enregistrée ou d’un Compte d’épargne libre d’impôt, où les retraits ne créent pas de revenu imposable. La décision de retirer devrait peser soigneusement le besoin immédiat contre le coût substantiel à long terme pour votre sécurité de retraite. De plus, si le retrait est utilisé pour couvrir une dette de consommation, le coût effectif est la somme de l’intérêt de la dette plus les impôts payés et la croissance future perdue, ce qui peut être extrêmement élevé. Les conseillers financiers soulignent souvent qu’un REER est un véhicule d’épargne-retraite, pas un compte d’épargne général, et préserver son statut fiscal avantageux est clé pour atteindre les objectifs financiers à long terme. Les règles sont conçues pour décourager l’accès précoce, et les pénalités financières servent efficacement cet objectif. Chaque retrait réduit de façon permanente le capital qui travaille pour votre futur vous.

Questions fréquentes

Quelle est la limite de retrait du RAP et les règles de remboursement ?

Dans le cadre du Régime d’accession à la propriété, vous pouvez retirer jusqu’à 60 000 $ de votre REER pour acheter ou construire une première habitation admissible. Le retrait n’est pas imposé d’avance, mais vous devez rembourser le montant à votre REER sur une période de quinze ans. Les remboursements commencent deux ans après l’année de votre premier retrait. Si vous manquez un remboursement, le montant requis est ajouté à votre revenu imposable pour cette année. L’ARC fournit un relevé annuel pour suivre votre solde.

Qu’arrive-t-il à mon REER lorsque j’atteins 71 ans ?

Au plus tard le 31 décembre de l’année où vous atteignez 71 ans, votre REER arrive à maturité et vous devez le convertir. Vos principales options sont de le convertir en un Fonds enregistré de revenu de retraite, d’acheter une rente ou de retirer le montant entier sous forme de somme forfaitaire. Chaque option a des implications fiscales différentes, le retrait forfaitaire causant généralement la plus grosse facture fiscale immédiate. Convertir en FERR est le choix le plus courant, exigeant des retraits annuels minimums.

L’impôt de retenue sur un retrait de REER est-il final ?

Non, l’impôt de retenue n’est pas votre impôt final. C’est un prépaiement envoyé à l’Agence du revenu du Canada. Vous devez déclarer le montant total du retrait comme revenu dans votre déclaration d’impôt annuelle. L’impôt de retenue est crédité contre votre responsabilité fiscale totale. Selon votre revenu total et votre tranche d’imposition, vous pourriez devoir plus d’impôt ou recevoir un remboursement. L’impôt final est calculé à votre taux marginal.

Puis-je retirer de l’argent de mon REER en tout temps ?

Oui, vous pouvez retirer de l’argent de votre REER en tout temps pourvu qu’il ne s’agisse pas d’un régime immobilisé. La conséquence directe est que le montant total du retrait est considéré comme un revenu imposable et doit être déclaré dans votre déclaration d’impôt pour cette année. De plus, un impôt de retenue est immédiatement déduit par votre institution financière à des taux qui varient selon le montant du retrait et votre province de résidence. Vous perdez aussi de façon permanente le droit de cotisation au REER utilisé pour ce montant retiré, et le retrait sacrifie les avantages futurs de la capitalisation à imposition différée sur ces fonds, ce qui peut réduire considérablement votre épargne-retraite à long terme. Par conséquent, bien que techniquement permis, les retraits précoces sont généralement découragés pour la planification de la retraite.

Combien d’impôt je paie lorsque je retire de mon REER ?

Vous payez l’impôt en deux étapes lorsque vous retirez d’un REER. Premièrement, un impôt de retenue est prélevé à la source par votre institution financière selon un barème fédéral ou provincial. Deuxièmement, et le plus important, le montant total que vous retirez est ajouté à votre revenu imposable de l’année et est assujetti à l’impôt à votre taux d’imposition marginal. Lorsque vous produisez votre déclaration d’impôt annuelle, vous devez déclarer ce revenu, et l’impôt de retenue est crédité contre votre responsabilité fiscale totale. Il est courant que l’impôt de retenue soit insuffisant, surtout si le retrait vous fait passer à une tranche d’imposition supérieure, entraînant un paiement d’impôt supplémentaire dû.

Puis-je retirer du REER de mon conjoint ?

Non, vous ne pouvez pas retirer directement du REER de votre conjoint. Seul le rentier du régime, qui est votre conjoint pour qui le régime est destiné à fournir un revenu de retraite, est autorisé à effectuer des retraits. Cependant, des règles d’attribution spécifiques s’appliquent si vous avez cotisé à ce REER conjoint. Si vous avez fait une cotisation au régime conjoint dans la même année civile que le retrait ou dans les deux années civiles immédiatement précédentes, le montant du retrait vous sera attribué et doit être inclus dans votre revenu imposable, et non dans celui de votre conjoint. Cette règle est conçue par l’Agence du revenu du Canada pour empêcher le fractionnement immédiat du revenu par des cotisations et retraits de REER conjoints.

Sources et lectures complémentaires

  1. RRSP Withdrawal Rules: What You Need to Know td.com
  2. RRSP withdrawal rules canadalife.com
  3. Avoid costly mistakes: A guide to RRSP withdrawals for ... fidelity.ca
  4. RRSP Withdrawals: What You Should Know wealthsimple.com
  5. Understanding withholding tax rates, withdrawal timing and ... scotiabank.com

Cet article explique le fonctionnement des choses et ne constitue pas un conseil financier, fiscal ou juridique. Les règles, plafonds et taux changent, vérifiez donc les chiffres à jour auprès de l'Agence du revenu du Canada, de votre province ou de votre institution financière avant d'agir.