Les prévisions pour les taux hypothécaires canadiens à court terme indiquent une stabilité pour les taux variables et des pressions à la hausse pour les taux fixes. La Banque du Canada devrait maintenir son taux directeur à 2,25 % pour le reste de 2026, ce qui devrait maintenir les taux préférentiels des prêteurs et les taux hypothécaires variables stables. Les taux hypothécaires fixes, cependant, augmentent à mesure que les rendements des obligations du gouvernement du Canada grimpent en raison des préoccupations inflationnistes. Comprendre ces prévisions aide les propriétaires canadiens et les acheteurs potentiels à anticiper leurs futurs coûts d'emprunt dans un environnement économique changeant.
Le paysage actuel des taux d'intérêt
L'environnement des taux d'intérêt au Canada est façonné par deux références clés qui influencent les coûts hypothécaires. Le taux du financement à un jour de la Banque du Canada, aussi appelé taux directeur, affecte directement les taux préférentiels des prêteurs, qui à leur tour déterminent le coût des hypothèques à taux variable, des marges de crédit et d'autres prêts à taux flottant. En octobre 2026, la Banque du Canada maintient son taux du financement à un jour à 2,25 % depuis octobre 2025. Cela a maintenu le taux préférentiel chez la plupart des grands prêteurs canadiens inchangé à 4,45 %. Les taux hypothécaires fixes suivent une trajectoire différente, étant principalement influencés par les rendements des obligations du gouvernement du Canada plutôt que par le taux directeur de la banque centrale. Le rendement de l'obligation du gouvernement du Canada à cinq ans, une référence clé pour la tarification des hypothèques fixes, a atteint un sommet sur 52 semaines près de 3,73 % à la fin septembre 2026. Cette divergence explique pourquoi les taux hypothécaires variables et fixes peuvent évoluer indépendamment, un point crucial pour les emprunteurs qui comparent leurs options.

Prévision du taux directeur de la Banque du Canada
La plupart des économistes des plus grandes banques du Canada s'attendent à ce que la Banque du Canada maintienne sa position actuelle jusqu'à la fin de 2026. BMO, CIBC, Banque Nationale, RBC et TD prévoient tous que le taux du financement à un jour restera à 2,25 % jusqu'à la fin de l'année. La Banque Scotia présente un pronostic plus prudent, anticipant des hausses graduelles des taux à partir de juillet 2026 si l'inflation s'avère plus persistante que prévu. La fourchette estimée du taux neutre de la Banque du Canada, le niveau qui ne stimule ni ne ralentit l'économie, se situe entre 2,25 % et 3,25 %. Avec le taux actuel à l'extrémité inférieure de cette fourchette, la banque centrale a une marge limitée pour de nouvelles baisses à moins que l'économie ne s'affaiblisse significativement. Le gouverneur Tiff Macklem a souligné que les décisions futures resteront dépendantes des données, ce qui signifie qu'une baisse et une hausse des taux sont possibles selon l'évolution économique.
La banque centrale considère plusieurs facteurs clés lorsqu'elle évalue des changements potentiels de taux. La Banque du Canada pourrait envisager de hausser les taux d'intérêt si l'inflation reste au-dessus de sa fourchette cible de 1 % à 3 % pendant une période prolongée, si les attentes d'inflation des entreprises et des consommateurs se désancrent et augmentent significativement, ou si la croissance économique dépasse le potentiel et crée des pressions de surchauffe. À l'inverse, la Banque pourrait envisager de baisser les taux d'intérêt si l'économie s'affaiblit plus que prévu et entre dans un ralentissement prononcé, si le marché du travail se détériore substantiellement avec une forte hausse du chômage, ou si l'inflation tombe résolument sous la cible de 2 % et montre des signes d'enracinement. La prochaine annonce de taux d'intérêt prévue est le 28 octobre 2026, la Banque effectuant généralement huit annonces de ce type par année.
La Banque du Canada pourrait envisager de hausser les taux d'intérêt si l'inflation s'avère plus persistante que prévu. La Banque pourrait envisager de baisser les taux d'intérêt si l'économie s'affaiblit plus que prévu. Les décisions futures continueront de dépendre des données économiques entrantes telles que l'inflation, l'emploi et la croissance du PIB. Cette approche dépendante des données signifie qu'une baisse et une hausse des taux restent possibles, ce qui peut faire évoluer les prévisions avec les nouveaux rapports.
- Hausser les taux si l'inflation reste au-dessus de la fourchette cible de 1-3 % pendant une période prolongée.
- Hausser les taux si les attentes d'inflation des entreprises et des consommateurs augmentent significativement.
- Hausser les taux si la croissance économique dépasse le potentiel et crée une surchauffe.
- Baisser les taux si l'économie s'affaiblit plus que prévu et entre dans un ralentissement prononcé.
- Baisser les taux si le marché du travail se détériore avec une forte hausse du chômage.
- Baisser les taux si l'inflation tombe résolument sous la cible de 2 % et s'enracine.
Perspective des taux hypothécaires variables
Les taux hypothécaires variables sont directement liés aux taux préférentiels des prêteurs, qui évoluent au même rythme que les décisions de la Banque du Canada. Lorsque la Banque modifie son taux du financement à un jour, les prêteurs ajustent généralement leur taux préférentiel du même montant, ce qui fait bouger les taux hypothécaires variables en conséquence. Avec un taux directeur qui devrait rester à 2,25 % pour le reste de 2026, les taux hypothécaires variables sont également prévus de rester relativement stables à court terme. En juin 2026, le taux hypothécaire variable de cinq ans le plus bas disponible via certains services de comparaison était d'environ 3,45 %, reflétant un rabais par rapport au taux préférentiel standard de 4,45 % offert par les prêteurs. Cette stabilité signifie que les emprunteurs avec des hypothèques à taux variable existantes ne devraient pas voir de changements immédiats à leurs paiements en raison de l'action de la banque centrale.
Cependant, la perspective pour les taux variables au-delà de 2026 montre un potentiel d'augmentation. Les marchés financiers, comme l'implique la courbe à terme CORRA de la Bourse de Montréal, suggèrent que le taux du financement à un jour pourrait progressivement augmenter au cours des prochaines années. Les prévisions économiques de CIBC anticipent que le taux directeur de la Banque du Canada passera à 2,50 % d'ici mi-2027 puis à 2,75 % d'ici la fin de 2027. Certains analystes de marché, citant les risques persistants d'inflation liés aux prix de l'énergie et aux niveaux d'endettement mondiaux, croient que la Banque pourrait devoir hausser les taux plus tôt, potentiellement avant la fin de 2026 ou au début de 2027. Cela entraînerait des augmentations correspondantes des taux préférentiels et des coûts des hypothèques variables. Les emprunteurs avec des hypothèques à taux ajustable ont déjà absorbé la majeure partie de l'impact des hausses de taux passées, tandis que ceux avec des hypothèques à taux variable pourraient voir une plus grande variété de changements de paiement au renouvellement.

Prévision des taux hypothécaires fixes
Les taux hypothécaires fixes ne sont pas directement fixés par la Banque du Canada. Au lieu de cela, les prêteurs fixent ces taux principalement en fonction du rendement de l'obligation du gouvernement du Canada à cinq ans. Ce rendement obligataire sert de référence, reflétant les attentes plus larges du marché concernant l'inflation future, la croissance économique et la politique monétaire. À la fin septembre 2026, le rendement de l'obligation à cinq ans a atteint un sommet sur 52 semaines près de 3,73 %, poussé par des risques d'inflation mondiale accrus et des perturbations commerciales. En réponse à ces rendements en hausse, les six grandes banques du Canada ont toutes augmenté certains taux hypothécaires fixes ces dernières semaines. Cette pression à la hausse sur les taux fixes devrait se poursuivre tant que les rendements obligataires resteront élevés, même si la Banque du Canada maintient son taux directeur stable.
La prévision pour les taux fixes est étroitement liée à l'évolution des rendements des obligations du gouvernement du Canada. Les projections implicites du marché suggèrent que ces rendements pourraient rester élevés ou grimper davantage si les préoccupations inflationnistes persistent. Certains analystes avertissent que des chocs prolongés sur les prix de l'énergie et une inflation qui s'étend pourraient pousser le taux hypothécaire fixe de cinq ans au-dessus de 5 %. Une hausse potentielle du taux de la Banque du Canada à la fin de 2026 ou en 2027, destinée à freiner l'inflation, pourrait paradoxalement aider à calmer les marchés obligataires et à modérer le rendement à cinq ans, donnant peut-être un peu de marge aux taux hypothécaires fixes pour baisser légèrement. Cette dynamique complexe signifie que les emprunteurs envisageant une hypothèque à taux fixe doivent surveiller les mouvements du marché obligataire, et pas seulement les annonces de la banque centrale, pour comprendre où se dirigent les taux.
Impact sur les renouvellements hypothécaires et les budgets des ménages
Une part importante des détenteurs d'hypothèques au Canada font face à un renouvellement dans un environnement de taux plus élevés. D'ici la fin de 2026, environ 33 % des détenteurs d'hypothèques devraient renouveler leur prêt hypothécaire et faire face à des paiements mensuels plus élevés. Parmi ceux confrontés à une augmentation, environ 75 % détiennent des hypothèques à taux fixe de cinq ans contractées pendant l'ère de taux ultra-bas de la pandémie. Pour ces emprunteurs renouvelant une hypothèque à taux fixe en 2026, les augmentations de paiement devraient atteindre en moyenne environ 20 %. L'impact financier devient déjà visible dans les données économiques et les bilans des ménages.
L'expérience du renouvellement varie considérablement entre les détenteurs d'hypothèques fixes et variables. Les emprunteurs avec des hypothèques à taux variable font face à une plus grande variété de résultats au renouvellement. Environ 10 % des emprunteurs renouvelant une hypothèque à taux variable devraient voir leurs paiements augmenter de plus de 40 %, tandis qu'environ 25 % pourraient voir leurs paiements baisser d'au moins 7 %. Cet écart dépend largement de la façon dont les emprunteurs ont géré leurs paiements pendant le récent cycle de resserrement des taux. Ceux qui ont augmenté leurs paiements mensuels pour couvrir le capital et les intérêts feront face à des ajustements plus faibles, tandis que les emprunteurs qui ont connu une amortissement négatif sont susceptibles de voir des augmentations plus importantes. Le stress lié au renouvellement se manifeste par des taux de délinquance en hausse, avec les délinquances hypothécaires graves (90+ jours de retard) atteignant 0,30 % des encours au 2e trimestre 2026, une augmentation de 33,8 % par rapport à un an plus tôt. L'Ontario et la Colombie-Britannique sont notés comme des cas particuliers avec des paiements manqués plus élevés sur la dette non hypothécaire.
D'ici la fin de 2026, environ 33 % des détenteurs d'hypothèques canadiens devraient faire face à des paiements hypothécaires mensuels plus élevés. Environ 75 % des emprunteurs confrontés à une augmentation de paiement ont des hypothèques à taux fixe de cinq ans. Pour ceux avec des hypothèques à taux fixe renouvelant en 2026, les augmentations de paiement devraient atteindre en moyenne environ 20 %. Les données régionales de l'Ontario et de la Colombie-Britannique montrent que ces provinces sont des cas particuliers avec des taux plus élevés de tension financière.
- Environ 33 % des détenteurs d'hypothèques renouvelleront et feront face à des paiements plus élevés d'ici fin 2026.
- Environ 75 % de ceux confrontés à une augmentation ont des hypothèques à taux fixe de cinq ans.
- Les renouvellements à taux fixe en 2026 devraient voir des augmentations de paiement moyennes de 20 %.
- 10 % des renouvellements d'hypothèques à taux variable pourraient voir les paiements augmenter de plus de 40 %.
- 25 % des renouvellements d'hypothèques à taux variable pourraient voir les paiements baisser d'au moins 7 %.
- Les délinquances hypothécaires graves (90+ jours) ont atteint 0,30 % des encours au 2e trimestre 2026.
- Les paiements manqués sur la dette non hypothécaire parmi les détenteurs d'hypothèques en Ontario ont augmenté de 27 %.

Facteurs économiques clés influençant la prévision
Plusieurs indicateurs économiques critiques détermineront si les prévisions actuelles se maintiennent ou changent. L'inflation reste la préoccupation principale de la Banque du Canada. L'inflation globale a été rapportée à 3,1 % en septembre 2026, tirée principalement par des prix plus élevés du pétrole et des carburants, la plaçant au-dessus de la fourchette cible de la Banque de 1 % à 3 %. Bien que les mesures de l'inflation fondamentale aient montré une certaine modération, le taux annualisé sur trois mois de la mesure préférée de la Banque est passé de 2,3 % en août à 2,6 % en septembre. Les attentes d'inflation des entreprises et des consommateurs augmentent également, suggérant que l'inflation pourrait rester élevée plus longtemps. Ces pressions persistantes sur les prix sont une raison clé pour laquelle de nombreux analystes voient un risque de hausses de taux futures plutôt que de baisses.
La croissance économique présente un tableau mitigé qui complique les décisions de la Banque du Canada. Le PIB réel a augmenté à un taux annualisé de 3,3 % au deuxième trimestre de 2026, le rythme le plus rapide en plus de trois ans, tiré par de fortes exportations et un rebond de l'investissement des entreprises. Cependant, l'élan semblait s'estomper plus tard dans l'année, avec des estimations préliminaires pointant vers une croissance plus lente. La position extérieure du Canada s'est considérablement renforcée, le compte courant passant à un surplus de 8,8 milliards $ au 2e trimestre 2026, le premier surplus depuis 2022. Les investisseurs étrangers ont acheté un record de 80,8 milliards $ d'obligations du gouvernement canadien ce trimestre-là, un flux qui influence directement les taux hypothécaires fixes. La Banque doit équilibrer cette croissance robuste mais potentiellement ralentissante avec une inflation tenace lorsqu'elle fixe sa politique.
Différences provinciales et risques de marché
Bien que les prévisions nationales fournissent un guide général, l'impact des changements de taux hypothécaires n'est pas uniforme à travers le Canada. Les données des agences d'évaluation du crédit indiquent que le stress hypothécaire commence à montrer des variations régionales. L'Ontario et la Colombie-Britannique ont été signalés comme des cas particuliers, avec des paiements manqués sur la dette non hypothécaire parmi les détenteurs d'hypothèques en Ontario augmentant de 27 % mesurés par l'encours. Ces provinces, avec des prix moyens des maisons plus élevés et des dettes hypothécaires plus importantes, pourraient ressentir plus vivement les effets des augmentations de paiement au renouvellement. La concentration des renouvellements hypothécaires dans certaines régions peut aussi influencer la dynamique locale du marché immobilier, affectant potentiellement les prix des maisons et l'activité de vente à mesure que les emprunteurs s'adaptent à des coûts plus élevés.
Plusieurs risques spécifiques pourraient modifier la prévision actuelle des taux hypothécaires. Un conflit prolongé au Moyen-Orient pourrait maintenir les prix mondiaux de l'énergie élevés, alimentant l'inflation canadienne et forçant une action plus agressive de la banque centrale. Des perturbations commerciales qui s'intensifient ou une véritable guerre commerciale pourraient nuire à la croissance économique du Canada, créant potentiellement un scénario de stagflation où la Banque du Canada se sent obligée de hausser les taux même si l'économie ralentit. Un ralentissement important du marché immobilier lui-même, déclenché par des paiements de renouvellement élevés, pourrait affaiblir les dépenses de consommation et la croissance, modifiant le calcul politique. Enfin, un renversement brutal de la demande étrangère pour les obligations du gouvernement canadien pourrait pousser les rendements et les taux hypothécaires fixes encore plus haut, indépendamment des actions de la Banque du Canada.
Les risques clés qui pourraient changer la prévision des taux hypothécaires incluent des risques d'inflation accrus et des perturbations commerciales. Des événements mondiaux comme des prix de l'énergie soutenus et le conflit au Moyen-Orient pourraient maintenir l'inflation élevée plus longtemps. Une guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada pourrait endommager davantage l'économie canadienne. Ces événements externes pourraient forcer la Banque du Canada ou les marchés obligataires à bouger différemment de ce qui est actuellement projeté.
- Un conflit prolongé au Moyen-Orient maintenant les prix mondiaux de l'énergie élevés.
- Des perturbations commerciales qui s'intensifient ou une véritable guerre commerciale nuisant à la croissance.
- Un ralentissement important du marché immobilier dû à des paiements de renouvellement élevés.
- Un renversement brutal de la demande étrangère pour les obligations du gouvernement canadien.
- L'inflation s'étendant au-delà de l'énergie vers les prix de tous les jours.
- Les niveaux d'endettement des gouvernements mondiaux ajoutant à la pression inflationniste.
Questions fréquentes
Les taux hypothécaires vont-ils baisser en 2026 au Canada?
La plupart des prévisions ne s'attendent pas à une baisse des taux hypothécaires en 2026. La Banque du Canada devrait maintenir son taux directeur à 2,25 % pour le reste de l'année, ce qui signifie que les taux variables ne devraient pas baisser. Les taux hypothécaires fixes, poussés par les rendements obligataires, ont augmenté et sont sous pression à la hausse en raison des préoccupations inflationnistes. Certains analystes croient que la première augmentation potentielle du taux directeur pourrait survenir au deuxième trimestre de 2027.
Quelle est la prévision du taux d'intérêt de la Banque du Canada pour 2027?
Les économistes projettent une augmentation graduelle du taux directeur de la Banque du Canada au cours de 2027. Les prévisions économiques de CIBC anticipent que le taux passera à 2,50 % d'ici mi-2027 puis à 2,75 % d'ici la fin de 2027. Cette perspective est basée sur les attentes que l'inflation, bien qu'en modération, restera une préoccupation, nécessitant une politique monétaire légèrement plus restrictive. Ces augmentations entraîneraient des hausses correspondantes des taux préférentiels des prêteurs et des coûts des hypothèques variables.
Comment les prévisions des taux hypothécaires fixes et variables diffèrent-elles?
Les prévisions pour les taux hypothécaires fixes et variables divergent selon leurs moteurs sous-jacents. Les taux variables sont prévus de rester stables à court terme, liés à un taux directeur stable de la Banque du Canada, mais devraient augmenter en 2027. Les taux fixes augmentent déjà indépendamment en raison des hausses des rendements des obligations du gouvernement du Canada, qui reflètent les attentes d'inflation du marché. Cela signifie que les taux fixes peuvent augmenter même lorsque la banque centrale maintient les taux stables.
Qu'arrive-t-il à mon hypothèque lorsque la Banque du Canada hausse les taux?
Lorsque la Banque du Canada hausse son taux du financement à un jour, les prêteurs augmentent généralement leur taux préférentiel du même montant. Cela augmente directement le coût d'intérêt pour les emprunteurs avec des hypothèques à taux variable, des hypothèques à taux ajustable et des marges de crédit hypothécaire. Les emprunteurs avec des hypothèques à taux fixe ne sont pas affectés jusqu'à la fin de leur terme et leur renouvellement aux taux du marché en vigueur. Le moment et l'impact dépendent entièrement du type de produit hypothécaire que vous détenez.
Quel pourcentage de Canadiens renouvellent leur hypothèque en 2026?
Environ 33 % des détenteurs d'hypothèques canadiens devraient renouveler leur prêt hypothécaire en 2026. Cette vague de renouvellement est significative car beaucoup font face à des paiements plus élevés pour la première fois depuis que les taux ont commencé à augmenter en 2022. Parmi ces emprunteurs, environ 75 % détiennent des hypothèques à taux fixe de cinq ans qui ont été contractées pendant la période de taux ultra-bas de l'ère pandémique. Pour ceux avec des hypothèques à taux fixe renouvelant en 2026, les augmentations de paiement devraient atteindre en moyenne environ 20 % alors qu'ils passent aux coûts d'emprunt plus élevés actuels. Cela reflète le changement substantiel des taux historiquement bas des dernières années vers les taux relevés en vigueur en 2026.
Qu'est-ce que le taux neutre et pourquoi est-il important pour les hypothèques?
Le taux neutre est la fourchette estimée du taux d'intérêt de la Banque du Canada qui ne stimule ni ne ralentit l'économie, actuellement fixée entre 2,25 % et 3,25 %. Avec le taux directeur du financement à un jour à 2,25 %, la Banque opère à l'extrémité inférieure de cette fourchette neutre. Cela est important pour les hypothèques car cela indique que la banque centrale a une marge limitée pour baisser davantage les taux à moins que l'économie ne s'affaiblisse plus que prévu. À l'inverse, cela montre qu'il y a une marge significative pour hausser les taux si nécessaire pour combattre l'inflation. Cette fourchette aide à expliquer pourquoi les taux d'intérêt pourraient rester relativement stables mais fixe aussi une limite potentielle à la hausse pour les futurs coûts d'emprunt, influençant à la fois les prévisions des taux hypothécaires variables et fixes.
Sources et lectures complémentaires
- Canada Interest Rate Forecast (2026 to 2030) ratehub.ca
- Mortgage Rate Forecast (2026 to 2030) truenorthmortgage.ca
- Mortgage Rates Forecast Canada 2026 to 2030 nesto.ca
- Latest Forecast Tables, TD Economics economics.td.com
- Current Mortgage Rates | RBC Royal Bank of Canada rbcroyalbank.com
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